Musée d'Om Kalthoum
Farouk Hosni:
"L'inauguration du musée d'Om Kalthoum est un message au monde entier que l'Egypte n'a jamais oublié et n'oubliera jamais ses fils qui ont excellé dans tous les domaines"
Mme Suzanne Moubarak a inauguré le musée à titre d'hommage à la grande vedette qui a excellé 60 ans dans ses chants sublimes. Hommage à Om Kolthoum dont l'amour de la patrie remplissait les veines.
Elle lui a chanté de façon superbe et majestueuse la chanson "Misr parle d'elle- même" (Misr tatahaddath an nafsiha), la chanson de "Fait une tournée et regarde" (Touf wi chouf), et "la voix de notre patrie" (Sot Baladna).
Les visiteurs seront toujours épris de sa voix qui accompagne sa marche artistique au village de Tomay EI-Zahaïra jusqu'au trône de la chanson arabe. Om Kolthoum avait exprimé en toute sincérité les joies et les peines de la Nation arabe, et par sa belle voix, elle a su ranimer les nobles valeurs en les rendant plus agréables et même sublimes.
D'ailleurs, ses chansons ont passionné les millions d'amateurs et leur ont appris à aimer l'amour. L'inauguration du musée met en relief la loyauté de l'Égypte envers ses fils, ses leaders, ses politiciens, ses savants, ses hommes de lettres, ses artistes et ses innovateurs, en les honorant et en confirmant sa volonté de les garder dans sa mémoire, se souvenant toujours de tout ce qu'ils ont offert à leur patrie.
L'Égypte toute entière, en répétant la célèbre chanson de la vedette de la chanson arabe "Est-ce que je peux t'oublier? Jamais de la vie" (Ansâk da kalam, ansâk ya sallam) confirme qu'Om Kolthoum demeure à jamais dans le cœur et la mémoire de la patrie, tel un rythme immortel. Le palais de Manesterly est situé dans le quartier d'El-Manial, sur les rives du Nil pour lequel Om Kolthoum avait chanté "Mon bien-aimé et moi, ô Nil.
Nous te ressemblons dans ta sérénité" (Ana wi habibi ya nil nechbéhakfi safâk). Le musée, dont les coûts se sont élevés à 7 millions de L.E., et dont la superficie est de 250 m., renferme plusieurs pavillons consacrés tous aux possessions rares de la vedette de l'Orient, à savoir: son luth, ses notes musicales, son célèbre mouchoir, ses bijoux, .ses lunettes, ses deux passeports personnel et diplomatique, sa correspondance avec les hommes des mass-médias, avec les artistes et avec les grands hommes de l'État.
On y retrouve également une grande collection de ses photos qui recouvrent toutes les étapes de sa vie de 1898 à 1975, ainsi que ses voyages vers tous les coins du monde et ses rencontres avec les leaders arabes. Une salle de cinéma projette ses films.
Le musée expose des photos d'Om Kolthoum avec Abdel-Wahab, AbdeI-Nasser, El-Sadate, Cheikh Zayed, etc... Un des pavillons du musée renferme quelques rares enregistrements offerts par la radio-diffusion égyptienne, ainsi que des documents importants, tels les contrats que la radio avait conclus avec les grandes institutions mondiales pour qu'elle y présente quelques unes de ses chansons.
Une bibliothèque sonore et visuelle des travaux d'Om Kolthoum se trouve dans le musée, ainsi qu'une bibliothèque contenant tous les livres publiés sur Om Kolthoum, les thèses de doctorat et de maîtrise qui ont porté sur la vie d'Om Kolthoum et sur sa voix qui a su grouper tous les fils de la Nation arabe de l'océan au Golfe, même après sa mort, si bien qu'on a tendance à dire qu'Om Kolthoum est une vraie ligue qui a précédé la fondation de la Ligue des États arabes.
Les visiteurs du musée de la vedette de l'Orient Om Kolthoum seront heureux, dès leur entrée au musée, d'entendre un panoramique sonore de ses chansons les plus importantes et très rares.
Sa voix les accompagnera quand elle parle d'elle-même et de sa vie au cours de son voyage artistique du village de Tomay EI-Zahaïra jusqu'au trône de la chanson arabe.
Elle a surtout réussi à émouvoir les cœurs des millions qui ont été heureux d'entendre les chansons écrites par Ahmad Chawqi, Hafez Ibrahim, Ahmad Rami, Abdel-Fattah Moustafa, Beyram EI-Tonsi, Abdoullah EI- Fayçal, EI-Hadi Adam, Ahmad Chafiq Kamal, Abdel-Wahab Mohammad, et la composition musicale de Riyad EI-Sombati, Zakareya Ahmad, Baligh Hamdi, Mohammad EI- Mogui, Mohammad Abdel-Wahab et Sayed, Mekawi.
Tous les passionnés d'Om Kolthoum qui n'ont pas eu l'occasion de visiter son musée, situé sur les rives du Nil, pourront jouir de ses chansons sur le site qui lui a été consacré sur le réseau de l'Internet du Service de l'État pour l'information.