L'Egypte et le conflit de Darfour

Le rôle égyptien, dans le conflit de Darfour, tend à régler la crise de façon pacifique et de créer une entente entre les parties du conflit pour éviter l'effusion du sang , sauver le Soudan de l'intervention étrangère, et sauvegarder l'unité du Soudan. Le rôle égyptien est une tentative de créer l'entente sans appuyer l'une des 2 parties.

Darfour dispose d'une superficie qui équivaut au 5ème de celle du Soudan. Trois régions délimitent Darfour au nord, la Libye, à l'ouest le Tchad, au sud-est le Centrafrique. D'autre part la province de Darfour est limitrophe de quelques régions soudanaises telles celle de Bahr EL Ghazal et de Cordofan.

Le conflit de Darfour:

Le principal conflit de Darfour se centre sur les ressources aquatiques et les régions de pâturages entre les milices Janjaweed, d'origine arabe " les bergers" et les agriculteurs qui sont d'origine africaine, dans le cadre d'une structure tribale de diverses affiliations. D'autre part la province est une région de conflit permanent comme elle a été influencée par le conflit Tchado- Libyen sur la bande frontalière Ouzo et par les conflits internes de la Centrafrique…aussi le commerce s'est-il largement propagé à Darfour.

En 1989, un violent conflit émergea entre les Fur et les Arabes. La conciliation eut lieu au cours de la conférence tenue à Fasher capitale de la province, puis un second conflit eut lieu entre les Arabes et les Masalites à l'ouest de Darfour dans les années 1998 et 2001 et fut bien vite cerné par un accord de paix entre les 2 parties.

Bien que le conflit actuel ait eu le gouvernement soudanais comme partie après son accusation par les tribus d'origine africaine, d'équiper les Janjaweed en armes et de les aider ainsi à commettre de multiples crimes tels les génocides.

La province constitue un point de tangence avec la ceinture francophone {Tchad, Niger, Centrafrique, Cameroun} autre fois sous l'occupation française, cela explique l'intérêt de la France à tout ce qui se passe dans la province.

Principales stations du rôle égyptien pour cerner le conflit de Darfour:

Le 7 avril 2005, le Président Moubarak a examiné avec le ministre soudanais des affaires étrangères, Dr Moustafa Osman Ismaïl l'évolution des situations au Soudan et surtout à Darfour, ainsi que les résolutions du conseil de sécurité relatives au Soudan, le sommet hexagonal sur Darfour prévu se tenir à Sharm El cheikh et inclure, le Gabon, le Nigéria, le Soudan, la Libye, le Tchad et l'Egypte.

Le 16 mai 2005, le président Moubarak se rendit à Tripoli à la tête d'une délégation égyptienne pour participer au sommet hexagonal de Darfour.

Le 17 mai 2005, l'ambassadeur d'Egypte à Tripoli a déclaré que le sommet hexagonal auquel participe le Président Moubarak examinera les moyens susceptibles de mettre fin aux causes qui ont provoqué le conflit à Darfour.

Le 28 septembre 2005, l'ambassadeur Soliman Awwad porte parole officiel de la présidence de la République a déclaré à l'issue des pourparlers du président Moubarak avec le frère Moamar EL Kadhafi que les pourparlers entre les 2 leaders se sont effectués au cours d'une séance à huis clos et ont porté sur l'ensemble de la conjoncture arabe et surtout sur la province de Darfour.

Le 17 janvier 2006, l'ambassadeur égyptien Soliman Awwad a déclaré à l'issue de la réunion du président Moubarak avec le vice président américain qui a duré deux heures, que la position de l'Egypte à l'égard du déploiement des forces internationales à Darfour a été examinée. L'Egypte est prévue participer aux forces de maintien de la paix relevant de l'union africaine par quelques forces en plus de sa participation au processus des Nations au sud du Soudan.

Le 25 mars 2006, le président Moubarak déclara dans une interview de presse à l'agence soudanaise" L'Egypte a joué un grand rôle dans le traitement du problème de Darfour et pour le cernement du conflit en vue de réaliser la paix globale au soudan ainsi que la conciliation entre tous ses fils.

Le 2 avril 2006, l'ambassadeur Ahmed Haggag "émissaire personnel du président Moubarak aux négociations de Darfour" a souligné que l'Egypte se mouvait avec grande diplomatie dans les négociations en cours. Il a souligné que l'Egypte était présente à toutes les tournées et qu'elle jouait un rôle efficace et influent soit aux négociations actuelles de Darfour ou aux négociations de paix précédentes au sud du Soudan.

Le 4 avril 2006, le président Moubarak et le président soudanais ont tenu une séance à huis clos, dès l'arrivée du président Moubarak au Khartoum et se sont entretenus sur les moyens de sauver la situation à Darfour et de régler pacifiquement le conflit. Le président Moubarak a insisté sur le devoir de régler la crise de Darfour par des méthodes arabes et africaines avant l'intervention des forces internationales.

Le 9 avril 2006, le président Moubarak a déclaré à la chaîne spatiale arabe, que le sujet de Darfour faisait l'objet de notre étude depuis son émergence et que l'intervention internationale a donné de grandes dimensions au problème. L'Egypte appuie plutôt l'intervention de forces africaines et arabes. A propos du génocide survenu à Darfour, le président Moubarak a déclaré que ce sont les dires de quelques forces étrangères. La vérité n'est pas encore claire, Darfour a toujours connu des conflits entre les deux grandes tribus.

Le 2 août 2006, le président Moubarak a chargé M Aboul Gheit d'effectuer davantage de contacts avec quelques forces internationales susceptibles d'influencer la crise de Darfour. Dans une déclaration aux journalistes il a expliqué avoir effectivement commencé ces contacts, avec Sullana le coordinateur suprême des affaires politiques et sécuritaires de l'Union européenne.

Le 30 août 2006, Aboul Gheit envoya un message oral à ses homologues des Etat membres du conseil de sécurité et au ministre soudanais des affaires étrangères, portant sur les tentatives de cerner toute confrontation possible entre le gouvernement soudanais et le Conseil de sécurité sur le dossier de Darfour.

Le 2 septembre 2006, M. Ahmed Aboul Gheit a confirmé le devoir de poursuivre le dialogue avec le gouvernement soudanais en vue d'assurer l'obtention d'une réponse positive sur le déploiement d'une mission de maintien de paix internationale à la lumière de la résolution 1706 émise par le Conseil de sécurité pour le transfert de la mission de sauvegarde de paix à Darfour aux Nations Unies. Aboul Gheit a mis en garde du danger de déploiement des forces étrangères sur les territoires soudanaises sans le consentement du gouvernement soudanais.

Le 5 septembre 2006, l'ambassadeur Ahmed Haggag émissaire du président Moubarak aux négociations de Darfour a souligné qu'il n'était pas logique d'imposer des forces à Darfour et que la résolution No 1706 du conseil de Sécurité n'était pas définitive vu qu'elle inclut un texte bien clair sur le devoir d'obtenir le consentement anticipée du gouvernement soudanais relativement à l'existence de forces internationales dans la province.

Le 8 septembre 2006, le président Moubarak a mis en garde du déploiement des forces internationales à Darfour sans l'approbation du Soudan, lors de sa rencontre à l'aéroport de Borg El Arab avec Marguerite Becket ministre anglaise des affaires étrangères.

Le 9 septembre 2006, Ahmed Aboul Gheit a accueilli la délégation ministérielle du gouvernement du sud du Soudan.

Le 13 septembre 2006, le ministre égyptien des AE a déclaré au cours de sa rencontre ave les rédacteurs diplomates du ministère avant de quitter le Caire pour Cuba, que la crise de Darfour traversait une période très critique et a exprimé l'espoir de l'Egypte de parvenir à un règlement dans le cadre de l'entente.

Le 18 septembre 2006, dans ses déclarations aux rédacteurs en chef des journaux, à son retour de Djedda, le président Moubarak a dit: "Notre position est connue et nous cherchons à soutenir le gouvernement soudanais dans la prise de ce qu'il juge approprié, la crise de Darfour est une affaire intérieure, et les forces de l'Union africaine remplissent leur rôle dans la région et le gouvernement soudanais doit approuver l'entrée des forces étrangères dans la région.

Le 20 septembre 2006, il a déclaré à New York où s'est réuni le Conseil de paix et de sécurité africain que l'Egypte faisait le suivi des dernières évolution avec intérêt et grande inquiétude quant au traitement international des évolutions des situations à Darfour surtout après l'approbation de la résolution 1706 du Conseil de sécurité. Il a exprimé l'espoir de voir tous les efforts régionaux et internationaux se conjuguer pour présenter des initiatives susceptibles d'empêcher davantage de confrontation entre le gouvernement soudanais et le Conseil de sécurité international et l'assurance d'un climat adéquat à la tenue d'un dialogue constructif entre les 2 parties et avec la participation de l'Union africaine sur le rôle futur prévu des NU et l'étude des idées proposées à ce propos ainsi que les effets négatifs prévus retomber sur la paix et la sécurité régionale.

Le 21 septembre 2006, le président Moubarak et le président Omar Hassan El Béchir ont tenu une séance de pourparlers portant sur les situation dans la province de Darfour à la lumière de l'approbation du Conseil de paix et de sécurité relevant de l'Union africaine sur la prorogation de la mission des forces africaines relevant de l'Union africaine à Darfour.
Le 11 octobre 2006, Le ministre des Affaires étrangères, M. Ahmed Aboul Gheit, a déclaré avoir tenu l'émissaire de l'Union européenne au Soudan Beka Havitso, au courant du point de vue de l'Egypte à l'égard des évolutions de la crise du Darfour, consistant à donner l'occasion au dialogue entre le gouvernement soudanais et les Nations unies pour parvenir à une entente qui aiderait à rétablir la stabilité et la sécurité dans la province du Darfour au plus vite. Et d'ajouter qu'il a réaffirmé la position de l'Egypte mettant l'accent sur la nécessité d'éviter une escalade ou des positions intransigeantes. M. Aboul Gheit a affirmé que l'approbation du gouvernement soudanais du déploiement de forces internationales au Darfour est une nécessité à ne pas ignorer.

Le 29 Septembre 2006, M. Ahmed Aboul, ministre des Affaires étrangères a déclaré que l'Égypte suit avec grand intérêt et préoccupation l'évolution de la situation sur le plan international face à la crise au Darfour. Il a souligné la nécessité de coordonner les efforts internationaux et régionaux pour contenir grâce à des initiatives contribuent à éviter la confrontation entre le gouvernement soudanais et le Conseil de sécurité, et contribuer à restaurer la sécurité et la stabilité dans la province dans les plus brefs délais. Il a expliqué que la décision du Conseil de paix et de sécurité de proroger le mandat de la mission internationale d'observation africaine au Darfour, offre une bonne occasion pour un dialogue constructif entre le gouvernement soudanais et l'ONU, pourrait également contribuer à un accord sur la meilleure façon de mettre en œuvre la résolution du Conseil de sécurité dans le plein respect de la souveraineté Soudanais.

Le 7 Octobre 2006, Le ministre des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit a déclaré que la communauté internationale exige que le gouvernement soudanais et les rebelles de parvenir à un accord en expliquant qu'il était parvenu à cet accord, mais la situation restait tendue, en soulignant que l'Égypte est à la recherche avec le Conseil de sécurité et la communauté internationale de la paix au Darfour, comme elle a offert un ensemble d'idées afin de faciliter le processus de maintien de la paix africaines au Darfour et, en fait, réussi à convaincre le Conseil de proroger le maintien de la paix africains de trois mois renouvelable.

Le 11 octobre 2006, Le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit, a demandé le consentement du gouvernement soudanais à déployer des forces internationales au Darfour, à l'importance d'appliquer la résolution n ° 1706. Il a dit que l'Égypte est vois la nécessité de fournir une occasion de dialogue entre le gouvernement soudanais et l'Organisation des Nations Unies, pour parvenir à un accord contribuant à rétablir la stabilité et la paix dans la région du Darfour dans les plus brefs délais.

le 14 Octobre 2006, l'envoyé personnel du Président Moubarak pour les négociations de paix au Darfour annonce qu'un Accord de paix a été signé entre le gouvernement soudanais et le Front oriental, soulignant l'important pas en avant pour toutes les parties qui les met au niveau de la responsabilité et mettre l'intérêt du Soudan, en premier lieu, en soulignant l'importance de l'acceptation des parties à l'accord de paix au Darfour afin que la paix règnera dans la région et le retour des réfugiés et des personnes déplacées dans leurs lieux et de contribuer au développement du Soudan.

Le 15 octobre 2006, M. Ahmed Aboul GheiT, Ministre des affaires étrangères annonce la nécessité que la communauté internationale fasse davantage d'efforts pour convaincre les non-signataires de l'Accord de paix sur le Darfour à se joindre à lui, ce qui est donc un impact direct sur la stabilité de la situation dans la région du Darfour et de créer un climat favorable pour commencer de nouveaux projets reconstruction et de développement.

Le 19 octobre 2006, M. Ahmed Aboul Gheit, ministre des Affaires étrangères lors de sa réception de M. Raymond Johnsn ministre d'État aux affaires étrangères de la Norvège, a insisté sur l'importance des travaux d'un nouveau message du Conseil de sécurité des Nations unies, soulignant le respect de la souveraineté soudanaise, y compris le système juridique et judiciaire, en se concentrant sur les aspects de la non-résolution controversée en 1706.

Le 21 octobre 2006, M. Ahmed Aboul Gheit, Ministre des affaires étrangères, a déclaré que l'assistance requise pour les citoyens dans la région du Darfour ne cessera pas, exprimant la volonté de l'Égypte permanente aux côtés de nos frères soudanais aux besoins de la population à tout moment et dans n'importe quelle zone du territoire soudanais.

Le 22 octobre 2006, M. Ahmed Aboul Gheit, ministre des Affaires étrangères, a souligné l'importance de parvenir à une solution au problème du Darfour par le dialogue, et d'éviter le lobbying, en soulignant que les contacts établis par l'Égypte avec les membres du Conseil de sécurité, l'ONU et d'autres parties internationales sur la nécessité de proposer des alternatives et des formules Pour contribuer à résoudre la controverse entourant la question du transfert du mandat de maintien de la paix au Darfour à l'ONU.

Le 18 novembre 2006, M. Ahmed Aboul Gheit, ministre des Affaires étrangères a déclaré que l'Egypte a intensifié ses efforts au cours de la Réunion ministérielle internationale qui s'est tenue à Addis-Abeba sur le Darfour à combler les lacunes dans les points de vue sur un certain nombre de questions controversées, la question la plus importante du déploiement de forces internationales au Darfour, qui a abouti à parvenir à une vision commune pour faire face à la situation politique et sécuritaire au Darfour. Il a exprimé l'espoir que toutes les parties puissent parvenir à un accord global pour contribuer à restaurer la sécurité et la stabilité et assurer la protection des civils au Darfour dès que possible.

Le 22 novembre 2006, Le porte-parole de la présidence, a déclaré que le Président Hosni Moubarak a demandé de trouver une solution à la crise au Darfour, surtout la controverse en cours en ce qui concerne le transfert du mandat des forces de maintien de la paix pour l'Afrique sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies, le Président Moubarak a insisté sur la nécessité de se concentrer à parvenir à un accord de paix mettant fin à la crise dans la région du Darfour et encourager les parties à participer à la Convention de paix d'Abuja.

Le 23 novembre 2006, le Président Hosni Moubarak au cours de sa réunion avec M. Kerr, Premier Vice président du Soudan a demandé à parvenir à un règlement pacifique au problème urgent à la région du Darfour qui sera reflétée positivement sur l'intégralité de la scène soudanaise, et appuie les efforts visant à instaurer la stabilité et le développement de la population du peuple soudanais et a déclaré: La paix et la stabilité du Soudan est indivisible, que ce soit au Darfour ou le sud ou l'est.

Le 26 novembre 2006, M. Ahmed Aboul Gheit, ministre des Affaires étrangères a invité à la nécessité de ne pas ignorer l'horizon politique nécessaire pour la réussite de toute opération de maintien de la paix, appelant à cet égard le besoin de travailler sérieusement et en vitesse pour élargir l'accord de paix sur le Darfour, a rassemblé les partis non signataires de cet acte, ainsi qu'un cessez-le-feu immédiat et obligatoire à tous Les formes d'opérations militaires pour créer une atmosphère positive contribuant au succès des efforts de maintien de la paix.

Le 24 Décembre 2006, M. Ahmed Aboul Gheit, ministre des Affaires étrangères a annoncé que le Soudan a accepté le forfait qui a été convenu à Addis-Abeba, dont l'Égypte a participé à la préparation, et il a souligné que le Soudan a accepté l'opération, qui se compose de trois phases.

Le 25 Décembre 2006, M. Ahmed Aboul Gheit, Ministre des affaires étrangères, espère que le règlement de la crise du Darfour et mettre fin à cette tragédie vécue par le peuple du Soudan et renforcer l'Accord d'Abuja et la résolution du Conseil de sécurité, Il a souligné le rôle joué par l'Egypte et la participation active de travailler sur la résolution concernant les problèmes du Soudan et aider au règlement et de déchargement des crises et l'instauration de la paix, la stabilité et le développement au Soudan et que l'Égypte ne préconise pas une partie à une autre partie de tout le peuple du Soudan.

Le 29 janvier 2007, la Commission a publié une commune la déclaration parlementaire égypto-soudanaise, qui a loué que l'Égypte appuie la position de la souveraineté, l'unité et la stabilité du Soudan et de contribuer activement aux efforts visant à contenir le problème du Darfour et le début de développement dans le sud du Soudan. Le Comité s'est félicité de la position ferme du Soudan en dépit de la résolution 1706 d'audace et de courage qui lui a permis de surmonter la résolution injuste et atteindre avec les partenaires et les parties régionales et internationales concernées à régler le problème et de rétablir la sécurité et la stabilité au Darfour.

Le 17 avril 2007, M. Ahmed Aboul Gheit, Ministre des affaires étrangères a déclaré que le Soudan est actuellement dans la deuxième phase de la mise en œuvre du plan d'action..La troisième phase n'a pas encore commencé. Félicitant le fait du consentement du gouvernement soudanais récemment à une forme «hybride "De l'Union africaine et des Nations Unies pour les opérations de maintien de la paix au Darfour sur la base du fait qu'il relève de la troisième et dernière phase du plan d'action.

Le 28 avril 2007, Ahmed Aboul Gheit ministre des Affaires étrangères a déclaré que l'Égypte a fait une offre à l'ONU de contribuer à la force africaine de maintien de la paix renforcée au Darfour, il a indiqué que le ministère de la défense a offert un bataillon d'infanterie pour participer aux forces de maintien de paix.

Le 8 Mai 2007, le Président Moubarak a souligné que l'Égypte avec une paix globale au Soudan, la paix nord-sud, et de la paix au Darfour et la paix au Moyen-Front, l'Égypte, avec une paix globale qui réalise l'harmonie et les intérêts de tous les fils du Soudan, L'Égypte ne voit pas l'utilité de l'orientation de certaines puissances internationales à accroître la pression sur le Soudan et les hésitations de mettre en place un nouveau projet de résolution du Conseil de sécurité à signer des sanctions supplémentaires sur le Soudan.

Le 21 Mai 2007, Le ministre des Affaires étrangers Ahmed Aboul Gheit s'est entretenu avec le président de la Commission de l'Union africaine Alpha Oumar Konaré, qui était en visite en Egypte, de nombreuses questions chaudes sur la scène africaine dont notamment la situation en Somalie et la crise du Darfour. L'entrevue a été extrêmement riche et s'est caractérisé par une plus grande franchise et clarté, a indiqué le chef de la diplomatie égyptienne, précisant avoir exprimé la vue d'Egypte en perspective de revigorer le processus politique et le dialogue entre le gouvernement soudanais et les parties non signataires de l'accord d'Abuja sur le Darfour.

Le 31 Mai 2007, M. Ahmed Aboul Gheit, ministre des Affaires étrangères a invité toutes les parties concernées à poursuivre le dialogue avec le gouvernement soudanais à assurer une formule qui permettrait de rétablir la paix et la stabilité au Darfour dans les plus brefs délais et de garanties pour le succès du processus politique et à soutenir les efforts de maintien de la paix dans la province.

Le 14 Juin 2007, Le porte-parole de la présidence de la République l'ambassadeur Soliman Awwad a commenté l'approbation du Soudan sur le déploiement d'hybride opération de l'ONU au Darfour que le Soudan a accepté en principe le déploiement de cette force hybride. Et que cette approbation était subordonnée à l'achèvement de la première et deuxième phase de soutien des paquets fournis par l'ONU, maintenant l'Union africaine au Soudan et le déploiement de l'hybride est la troisième étape, après avoir acquis les avantages de la première et deuxième étapes. L'ambassadeur Soliman Awwad a déclaré que l'Égypte à participer à cette force, a expliqué que l'offre est soumise à l'acceptation de ce projet global de participation où ils prennent tous les aspects de la proposition de participer comme un ensemble intégré d'assurer l'existence des forces pour assurer la protection des uns des autres.

Le 18 Juin 2007, Ahmed Aboul Gheit a souhaité la bienvenue au Ministre soudanais des affaires étrangères et d'approuver le déploiement de la MONUC hybride opération de maintien de la paix au Darfour, et a dit que les efforts de la communauté internationale devrait se concentrer maintenant pour pousser le processus politique en avant, et coordonner les efforts visant à assurer l'accès humanitaire à la population de la province.

Le 21 Juin 2007, Ahmed Aboul Gheit, Ministre des affaires étrangères a dit que la situation au Darfour est basée sur trois axes: Aboul Gheit a souligné que celle-ci doit rejoindre les groupes rebelles à l'Accord d'Abuja, même si nécessaire, ajouter des suppléments à l'accord. Aboul Gheit a fait observer que l'Égypte a offert au Soudan - dans le cadre de cette question d'ordre humanitaire - foré 40 puits profonds dans les trois provinces qui forment la province du Darfour, en soulignant que ces puits se prêteraient au peuple soudanais, il ya des milliers de mètres d'eau par jour.

Le 24 Juin 2007, Le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a affirmé que l'Egypte espérait que la réunion sur Darfour, prévue se tenir à Paris, déboucherait sur un accord de paix entre toutes les parties antagonistes dans la province du Darfour. Il a ajouté que la vision de l'Egypte qui y prendra part serait unifiée et soutenue par la communauté internationale, ce qui va accélérer l'adhésion des rebelles à l'accord de paix, signé à Abuja. L'approbation "non conditionnée" du gouvernement soudanais de l'envoi de forces hybrides à Darfour, a favorisé toutes les parties pour la réussite du processus électoral, a t-il précisé. L'Egypte, a t-il poursuivi, étalerait lors de cette réunion sa vision sur les moyens de dynamiser le processus politique au Darfour, outre les résultats de ses concertations entamées avec toutes les parties régionale et internationale en ce terme.

Le 27 Juin 2007, la délégation égyptienne à la Conférence de Paris sur le Darfour a insisté sur l'importance de la réunion, ce qui représente une bonne occasion de relancer l'attention internationale sur la crise au Darfour, et a tenu à expliquer la vision égyptienne sur la manière de revitaliser le processus politique au Darfour, et les paramètres qui doivent être mis en place pour veiller au respect des non-signataires de l'Accord d'Abuja, indiquant que l'approbation inconditionnelle de la mission soudanaise à déployer hybride de maintien de la paix a ouvert la voie à la communauté internationale de concentrer les efforts sur le soutien au processus de paix et d'éviter la langue de menaces et escalade injustifiée.

Le 27 Juin 2007, Le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit, s'est déclaré favorable à la résolution publiée par le Conseil de sécurité de l'ONU sur "le déploiement d'une force hybride ONU-UA au Darfour". M. Aboul Gheit a souhaité la coopération de toutes les parties pour l'appliquer avec succès dans le but de rétablir la stabilité et la sécurité au Darfour (Soudan) dans les plus brefs délais. IL a indiqué que les concertations menées par les membres du Conseil de sécurité sur le projet de résolution pendant les dernières semaines, avaient reflèté la volonté de toutes les parties d'approuver une résolution satisfaisant à tous les membres et le gouvernement soudanais. M. Aboul Gheit a souligné l'importance de l'application de cette résolution dans le cadre d'un partenariat total entre l'ONU et l'UA d'une part et entre les deux Organisations et le gouvernement soudanais de l'autre part afin de faire face à tout défi pouvant affronter la mission hybride dans l'avenir. Il a indiqué que l'expérience du déploiement d'une force hybride était la première du genre au monde, c'est pour cela, il faut établir toutes les garanties nécessaires pour la réussite de cette expérience afin de rétablir la paix et la stabilité dans d'autres régions du monde.

Le 2 août 2007, le ministre des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit s'est félicité de la résolution du Conseil de sécurité de mettre en place un "hybride" de l'Union africaine et les Nations Unies, exprimant son espoir que toutes les parties coopèrent pour mettre en oeuvre avec succès la stabilité et la sécurité dans la région du Darfour au Soudan Dès que possible.

Le 5 août 2007, M. Ahmed Aboul Gheit, Ministre des affaires étrangères espère que le succès des travaux de la conférence, qui a commencé dans la ville tanzanienne d'Arusha d'unifier les positions des mouvements rebelles au Darfour et a demandé que l'Organisation des Nations Unies et l'Union africaine un succès et que les mouvements rebelles à se fermer afin de refléter les positions de leurs exigences Accueil du gouvernement soudanais. IL a expliqué que la participation à cette importante réunion, qui est le principal point focal dans les étapes de la mise en œuvre de la Feuille de route établie par le Comité politique envoyé reflète la conviction de toutes les parties par le rôle jouer par l'Égypte pour faire avancer le processus de paix au Darfour.

Le 7 août2007, Le ministre des Affaires estrangères, Ahmed Aboul Gheit, a salué les résultats "importants et positifs" de la réunion d'Arusha chargée d'unifier la province de Darfour (Ouest du Soudan). Le chef de la diplomatie égyptienne a qualifié d'"importante et primordiale" cette étape sur la voie de la réalisation de la paix dans la province. S'adressant à la presse, M. Aboul Gheit a indiqué que parmi les importants résultats de cette réunion figuraient l'accord de la direction des mouvements et les factions darfouriennes envers les visions et les attitudes déterminées qui contribuent à accélérer le début des négociations directes avec le gouvernement soudanais. Le responsable égyptien a émis l'espoir que les négociations débuteraient prochainement. Il a appelé toutes les parties concernées à faire preuve de flexibilité, prendre en considération l'intérêt du peuple soudanais au Darfour, rétablir la sécurité et la stabilité, relancer les efforts du développement et reconstruire dans le plus bref délai la province. M. Aboul Gheit a affirmé le soutien intégral d'Egypte aux efforts déployés par l'Envoyé spécial du Secrétaire général de l'ONU pour le Darfour, Jan Eliasson et l'envoyé spécial de l'Union Africaine (UA) pour le Darfour, Salim Ahmed Salim. L'Egypte est prête à présenter toute sorte du soutien requis et accueillir les prochaines négociations, au désir des parties concernées, a conclu M. Aboul Gheit.

Le 9 août 2007, Le ministre des affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit a jugé nécessaire le suivi des résultats de la réunion d'Arusha sur le Darfour visant à unifier les positions des mouvements des rebelles au Darfour en prévision de l'amorce des négociations avec le gouvernement soudanais. M. Aboul Gheit a indiqué que la réunion d'Arusha constituait la pierre de base des efforts des émissaires internationaux onusiens et africains lors de la prochaine phase dans le but de parvenir a une vision commune pour l'amorce des négociations entre le gouvernement soudanais et les mouvements des rebelles. Il a souligné que les mouvements et les factions ayant pris part à la réunion d'Arusha avaient affiche leur volonté de voir les prochaines négociations avec le gouvernement soudanais être axées sur le partage du pouvoir et de la richesse, les arrangements sécuritaires, la propriété des tribus des terres ainsi que les moyens d'améliorer les conditions humanitaires dans la province du Darfour. M. Aboul Gheit a précisé être informé du rapport de la délégation participant à cette réunion, dans laquelle elle a passé en revue le volume des contacts de l'Egypte avec les dirigeants politiques de toutes les factions participantes ainsi que le rôle joué par l'Egypte en faveur du rapprochement des vues entre les mouvements.

Le 12 août 2007, Le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a effectué les deux derniers jours des contacts internationaux "intensifiés" pour suivre de près les développements de la situation au Darfour et les efforts internationaux déployés pour le dénouement de cette crise. Dans des déclarations aux rédacteurs diplomatiques, il a souligné que les contacts avec les parties onusiennes et africaines ainsi que les messages qui leur ont été adressés, portaient sur les résultats de la réunion d'Arusha récemment tenue. Cette réunion, a-t-il poursuivi, visait à unifier les positions des mouvements rebelles avant de procéder aux négociations avec le gouvernement soudanais. Ces messages ont mis l'accent sur la nécessité de tirer profit des résultats "positifs' de cette réunion et la vision de l'Egypte sur les moyens de faire face aux défis pouvant contrarier le processus de paix dans la phase à venir. Le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit, a affirmé que les messages qu'il avait adressés aux émissaires internationaux, étaient axés sur la nécessité de parvenir à une vision concertée par le gouvernement soudanais et les mouvements rebelles vis-à-vis des questions qui seront abordées lors des négociations. Il est impératif de se baser sur les côtés "positifs" de l'accord de paix sur le Darfour, a-t-il renchéri. D'autre part, M. Aboul Gheit a reçu un message de son homologue britannique, David Miliband, sur le vif intérêt des responsables britanniques à poursuivre les concertations avec l'Egypte sur la méthode optimale de consolider les efforts de maintien de la paix au Darfour. L'Egypte suivra toujours de près les développements au Darfour dans le but de parvenir le plus vite possible à un règlement pacifique pour restaurer la stabilité et la sécurité dans la province

Le 15 août 2007, le porte-parole officiel du ministère des Affaires étrangères a déclaré que la participation de l'Egypte aux réunions à Arusha, qui visait à unifier les positions des mouvements rebelles avant le début des négociations avec le gouvernement soudanais, reflète l'estime dans laquelle la communauté internationale tient au rôle qu'elles peuvent Joué par l'Égypte en soutenant le processus politique au Darfour, en raison de leurs contacts avec toutes les parties soudanaises.

Le 1er Septembre 2007, Le ministre égyptien des affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit a reçu un appel téléphonique du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, portant sur la situation au Soudan et les développements de la crise du Darfour. S'adressant à la presse, M. Aboul Gheit a indiqué que M. Ki-Moon tenait à le contacter deux jours avant sa visite prévue à Khartoum dans le but de mener des concertations sur les développements de la crise du Darfour. M. Aboul Gheit a souligné que l'entretien avec M. Ki-Moon avait également porté sur les préparatifs du déploiement au Darfour de la force hybride ONU-UA chargée de maintenir la paix dans cette province. L'évaluation de la situation du processus de paix pour entamer des négociations, en octobre prochain, entre le gouvernement soudanais et les mouvements rebelles au Darfour, ont fait également l'objet d'examen, a ajouté M. Aboul Gheit. Il indique avoir souligné l'importance de la poursuite des concertations avec le gouvernement soudanais et toutes les parties en conflit au Darfour pour établir des garanties susceptibles de mener a bien les prochaines négociations y compris l'accord sur la date, la meilleure place et les questions qui seront examinées. M. Aboul Gheit a félicité le secrétaire général de l'ONU de la nomination d'Ashraf Qazi comme son représentant spécial pour le Soudan. Il a affirmé l'importance du rôle que doit jouer M. Qazi dans le rétablissement de la paix et la stabilité au Soudan pendant la prochaine étape y compris la poursuite de l'application de l'accord de paix globale et le soutien des efforts de reconstruction du sud du Soudan.

Le 9 Septembre 2007, Le ministre des affaires étrangères, Ahmad Aboul Gheit, a déclaré samedi que le gouvernement égyptien avait déjà ratifié la mise sur pied d'un projet intégré pour le creusement de 40 puits dans différentes régions de la province soudanaise de Darfour afin d'assurer l'eau potable aux citoyens et aux unités de la Minuda. "Il s'agit d'un cadeau offert par le peuple égyptien aux Darfouriens", a indiqué le chef de la diplomatie faisant état des contacts en cours avec des responsables onusiens sur les moyens de tirer profit de l'expérience égyptienne dans le domaine de creusement des puits, leur localisation et l'extraction de l'eau douce à des frais abordables. Les Nations Unies ont demandé au gouvernement égyptien, de tirer profit de son expérience dans le domaine des ressources hydrauliques et de l'irrigation afin de participer aux études destinées à creuser des puits dans la province soudanaise de Darfour. Cette demande avait été formulée lors de la récente visite au Caire de la secrétaire générale adjointe de l'ONU pour le maintien de la paix , et elle s'est entretenue avec le ministre des ressources hydrauliques et de l'irrigation, Mahmoud Abou Zeid et plusieurs responsables du ministère des affaires étrangères. Les consultations étaient centrées sur les idées concernant les moyens de tirer profit des eaux souterraines au Darfour selon une étude élaborée par le savant égyptien Farouk El Baz à ce sujet.

Le 18 septembre 2007, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a exprimé l'espoir que toutes les parties soudanaises de démontrer la gravité et la transparence requises au cours des prochaines négociations, et qui consiste à s'appuyer sur ce qui a été réalisé succès plus tôt dans les négociations d'Abuja et coïncide avec le début des négociations engagement de toutes les parties à cesser Feu et à protéger les civils contre de nouvelles menaces et de ne pas faire glisser la négociation afin de garantir un rétablissement rapide de la sécurité et la stabilité au Darfour.

Le 19 Septembre 2007, Le Président Hosni Moubarak a reçu un message du chef d'Etat soudanais, Omar Al-Bachir portant sur les développements de la conjoncture au Darfour, a affirmé Moustafa Osman Ismail, Conseiller du chef d'Etat soudanais à l'issue d'une rencontre avec le Président au siège de la présidence. M. Al-Bachir a-t-il dit, exprime dans son message son appréciation au rôle de l'Egypte sur les plans politique et diplomatique pour parvenir à un règlement définitif à la crise darfourienne. Le message porte également sur les pourparlers sur le Darfour prévus à Tripoli en octobre prochain sous le parrainage de l'Union Africaine et l'ONU et l'importance de la participation de l'Egypte à ces pourparlers. Le Conseiller du président soudanais, M. Ismail a indiqué que le message confirmait également l'importance de l'adhésion de l'Egypte aux troupes africaines qui seront déployées au Darfour. Le message, a précisé M. Ismail, porte également sur la conjoncture à Darfour qui témoigne d'une amélioration à la lumière de la décision du sommet de Riyad sur la tenue d'une conférence sur les affaires humanitaires au Darfour prévue pour les 30 et 31 octobre prochain au niveau des ministres arabes des Affaires étrangères et en présence du secrétaire général de la Ligue Arabe.Il a souligné que le président Al-Bachir a demandé à l'Egypte et aux institutions opérant dans le domaine humanitaire de prendre part à la conférence susmentionnée qui confirme l'intérêt accordé par les pays arabes à la conjoncture au Darfour. Interrogé sur les chances de succès de la prochaine conférence de Tripoli, le Conseiller du président soudanais a déclaré: "Nous souhaitons que cette conférence soit la dernière quant à la paix avec les mouvements rebelles de Darfour". M. Ismail a fait état d'une unanimité, sur tous les échelons local, régional et international, à considérer ces négociations comme définitives. Le Conseiller du président soudanais a fait allusion au déploiement de tout effort pour la participation de tous les mouvements rebelles de Darfour à ces pourparlers, notant que ceux-ci devraient parvenir au règlement définitif de la crise darfourienne. Concernant la réunion ministérielle prévue vendredi prochain en marge des réunions de l'Assemblée générale des Nations Unies pour examiner la situation au Darfour, M. Ismail a fait état de la préparation de cette réunion à laquelle participeront l'Egypte et la Ligue arabe. Il est à noter que la mission soudanaise à New York coopère avec le Secrétaire général de l'ONU pour mener à bien cette conférence.

Le 21 Septembre 2007, La 2ème réunion internationale de haut niveau sur le Darfour a débuté vendredi ses travaux sous la conduite du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon et du président de la Commission de l'Union Africaine (UA), Alpha Omar Konaré, en présence du chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit. Tenue en marge des réunions de l'Assemblée générale de l'ONU, la réunion examine trois sujets principaux à savoir le processus politique, la création dune force panafricaine de maintien de la paix et la situation humanitaire. Des représentants de 26 Etats dont des ministres des Affaires étrangères du Canada, de France, de Gabon, de Ghana, de Libye, d'Arabie Saoudite, du Sénégal et du Soudan y ont participé. M. Ki-moon affirme de manière continue que la crise darfourienne et l'aboutissement à un règlement durable figuraient en tête de ses priorités. Le responsable onusien poursuit des activités diplomatiques intenses en coordination avec de hauts responsables de l'UA et des Nations Unies. M. Ki-moon a réalisé un progrès remarquable envers cet objectif y compris l'acceptation par le gouvernement soudanais du déploiement de la mission conjointe des Nations Unies et de l'Union Africaine au Darfour ("mission hybride" UNAMID) en vertu d'une résolution 1769 du Conseil de sécurité de l'ONU en 2007. Le responsable onusien avait visité début septembre en cours le Soudan afin de maintenir les acquis réalisés par les efforts onusiens et africains, notamment ceux des représentants spéciaux de l'ONU et de l'UA pour le Darfour, Jan Eliasson et Salim Ahmed Salim, dans le processus politique. Cette visite s'inscrivait dans le cadre d'une tournée qui a duré une semaine au cours de laquelle il s'était rendu dans nombre de pays de la région concernée, outre le Soudan. A Khartoum, M. Ki-moon a annoncé que les négociations de paix entre le gouvernement soudanais et les parties non signataires de l'accord de paix sur le Darfour devraient commencer le 27 octobre prochain a Tripoli (Libye).

Le 22 Septembre 2007, Le ministre des affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit a affirmé, samedi, que l'Egypte proposait la participation de 2100 soldats égyptiens à la mission hybride des forces de maintien de la paix devant être déployée à Darfour. "Mes rencontres et mes consultations tenues avec mon homologue soudanais et les hauts responsables participant à la réunion de haut niveau tenue à New York sur le Darfour, ont pour but de passer en revue la vision égyptienne sur les priorités et les objectifs nécessaires pendant la prochaine étape pour résolution du problème de Darfour", a-t-il déclaré au terme de la réunion convoquée par le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon et le Président du commissariat africain Alpha Omar Konare. M. Aboul Gheit a indiqué que le côté égyptien avait proposé, au cours de cette réunion, la participation militaire et policière à la mission hybride de maintien de la paix au Darfour. Il a souligné que la proposition avait été favorablement accueillie par tous les participants avec en tête le gouvernement soudanais vu qu'elle est globale et qu'elle bénéficie de l'appréciation internationale surtout pour leurs capacités techniques indéniables. L'Egypte participe à la mission hybride par deux bataillons de l'infanterie mécanique, un d'ingénieurs, un de transport, un hôpital de campagne, trois unités de police et un nombre d'observateurs militaires. M. Aboul Gheit a fait allusion à la capacité du continent africain d'assurer les effectifs nécessaires pour la force hybride de maintien de la paix au Darfour, assurant ainsi qu'il n'étit pas nécessaire de recourir aux compétences étrangère . Il a souligné que cette étape allait de pair avec l'accord conclu entre les Nations Unies, l'Union Africaine et le gouvernement soudanais lors de la réunion de concertations tenue à Addis Abeba en novembre dernier. En ce qui concerne le volet du processus politique et les prochaines négociations entre le gouvernement soudanais et les mouvements rebelles, M. Aboul Gheit a jugé nécessaire d'assurer la transparence et le sérieux auprès de toutes les parties qui doivent participer aux pourparlers. Il a souligné que le processus politique devrait être global, notant que tous les mouvements rebelles y prendraient part.
Le chef de la diplomatie égyptienne a appelé tous les mouvements rebelles à y participer avec une vision unifiée, à accélérer la formation de leurs délégations devant participer aux négociations et à éviter toute division afin de préserver l'intérêt du peuple soudanais, et en particulier les fils du Darfour. M. Aboul Gheit a affirmé la participation de l'Egypte aux prochaines négociations entre le gouvernement soudanais et les mouvements rebelles,en tant que partie essentielle parmi les quatre pays voisins du Soudan. L'Egypte sera chargée de rapprocher les points de vue et de soutenir le rôle des représentants de l'ONU et de l'UA en ce sens, a-t-il renchéri. La première journée des réunions de M. Aboul Gheit avait revêtu une activité intense quant aux développements à Darfour et à la situation au Soudan en général. M. Aboul Gheit s'est entretenu avec son homologue soudanais et avec le procureur général du Tribunal Pénal International. Il a aussi participé à une réunion séparée tenue par les représentants de l'ONU et de l'UA avec les quatre pays voisins du Soudan (Egypte, Tchad,Libye et Erythrée) à l'issue de celle de concertations de haut niveau sur le Darfour.

Le 24 Septembre 2007, Les deux leaders arabes, a ajouté M. Awwad, ont convenu de poursuivre les concertations avec les factions darfouriennes et les parties régionales et internationales actives pour garantir la prochaine réunion à Tripoli pour fermer pour toujours le dossier du conflit de Darfour. Les négociations ont également porté sur la main d'oeuvre égyptienne en Libye, a précisé M. Awwad, notant que le président Moubarak avait affirmé que l'Egypte était soucieuse de ses ressortissants en Libye et qu'elle prenait en considération le réexamen des dernières procédures prises à cet égard. "Ces mesures sont non seulement prises à l'égard de la main d'oeuvre égyptienne mais également par rapport à toute main d'oeuvre dans le monde entier", a souligné M. Awwad, indiquant que les relations privilégiées égypo-libyennes sont susceptibles de faire revenir la main d'oeuvre égyptienne à son cours normal avant la prise de ces procédures. Le colonel Qadhaffi a réclamé l'assistance de l'Egypte à la conférence de la réconciliation entre Khartoum et les factions darfouriennes prévue le 27 octobre à Tripoli. Le président Moubarak a jugé importante la bonne préparation de la conférence prévue sur la Palestine, a ajouté M. Awwad, notant que le président Moubarak et le colonel Qadhaffi avaient convenu de tenir une autre conférence sur la réconciliation tchadienne groupant les tribus rebelles de l'Ouestt du Tchad. D'autre part, les deux leaders Arabes ont abordé les relations bilatérales sur le plan commercial, a ajouté M. Awwad faisant état de la réunion entre la délégation égyptienne qui accompagne le président Moubarak et les responsables libyens pour examiner les relations bilatérales notamment la question de la main d'oeuvre.

Le 1er octobre 2007, l'Egypte a condamné le meurtre de douze soldats africains de maintien de la paix mission au Darfour après avoir été attaqué par une milice des mouvements rebelles, à un moment où toutes les parties se préparent à lancer des négociations directes pour parvenir à une solution pacifique à la crise au Darfour .

Le 7 Octobre 2007, le gouvernement égyptien des consultations avec les délégations des principaux mouvements rebelles au Darfour, y compris le Mouvement de libération du Soudan Pavillon début de jeudi, alors que la direction de l'unité, en plus de la justice et l'égalité, sous la coordination et l'achèvement des consultations avec le gouvernement Égypte, dans le cadre des préparatifs pour le commencement des négociations entre le gouvernement soudanais et les factions rebelles du Darfour. Cela s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par l'Egypte pour unifier les visions des mouvements rebelles au Darfour dans le cadre de la recherche permanente engagement à préserver le pouvoir et le peuple du Darfour à parvenir à un règlement pacifique territoire et de paix global au Soudan en vertu de la common.

Le 8 Octobre 2007, Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a jugé lundi "impérative" la participation de l'ensemble de factions et mouvements darfouriens aux prochaines négociations, prévues le 27 octobre à Syrte (Libye), entre le gouvernement soudanais et les mouvements rebelles du Darfour. M. Aboul Gheit a tenu ces propos lors d'un entretien lundi avec une délégation des commandants rebelles de Darfour représentant le mouvement pour la liberté du Soudan (MLS), le mouvement de justice et d'égalité au Soudan (MJE) et les factions issues. Selon le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, cette rencontre intervient dans le cadre des efforts égyptiens consacrés à maintenir le contact avec toutes les parties soudanaises ayant trait à la crise darfourienne en vue de couronner de succès les négociations de Syrte. Les mouvements darfouriens doivent faire preuve de sérieux et de flexibilité en évoquant leurs problèmes.Ils ne doivent pas émettre de conditions préalables, a ajouté M. Aboul Gheit en l'exhortant à arrêter toute opération militaire. D'un autre coté, le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères a indique que les chefs des mouvements rebelles avaient affiché, lors de la rencontre, leur engagement total à prendre part aux négociations de Syrte et à parvenir à un règlement pacifique et expéditif de la crise. Ils ont de même confirme qu'ils tenaient à l'unité du Soudan et que leurs demandes concernant la répartition du pouvoir et des richesses intervenaient dans le cadre du droit légitime des habitants de la province de participer à la gestion de leurs affaires dans le cadre d'un Soudan unifié. Les chefs rebelles ont réclame la tenue d'une réunion consultative en vue de coordonner l'action de l'ensemble des mouvements rebelles avant le prochain round de négociations, a révélé la même source. En ce qui concerne les efforts de développement et de restructuration. du Darfour, M. Aboul Gheit, a confirmé l'engagement total de l'Egypte à contribuer à la restructuration de la province, une fois la paix instaurée. Le gouvernement égyptien est prêt à avancer une série de projets de développement à exécuter au Darfour, similaires à ceux proposés par l'Egypte au Soudan Sud, a-t-il indiqué, faisant allusion à la décision égyptienne de forer 40 puits dans des diverses régions au Darfour.

Le 16 octobre 2007, Le ministre des Affaires étrangères a déclaré que l'Égypte est très préoccupé à l'escalade de la tension entre mon partenaire Accord de paix global au Soudan, ces derniers temps, et l'escalade de la décision de retirer les représentants du SPLM dans le gouvernement d'unité nationale et de suspendre l'accord de paix et a souligné la gravité de cette tendance Sur l'avenir de stabilité et de paix global au Soudan, et a appelé Ahmed Abul frères au Soudan, le Gouvernement et le peuple, à prévenir les différends et les conflits, et de créer le climat pour la réalisation de la paix dans le sud et l'est dans la région du Darfour, et concentrer les efforts pour parvenir à un développement global et à la reconstruction et la bonne investir d'énormes ressources disponibles Au Soudan, qui est le temps du peuple soudanais de bénéficier des avantages des organismes de bienfaisance.

Le 17 0ctobre 2007, Le ministre des Affaires étrangères Ahmad Aboul Gheit et le ministre Omar Soliman sont arrivés mercredi à la ville de Juba au sud du Soudan pour remettre un message du président Hosni Moubarak aux directions soudanaises du Nord et du Sud visant à alléger la tension ayant marqué récemment le rapport entre les deux partenaires du pouvoir au Soudan, le congrès National et le Mouvement populaire pour la libération du Soudan MPLS. Les deux responsables égyptiens doivent commencer dès leur arrivée, des entretiens avec Silva Keir, premier vice-président de la République et chef du gouvernement du Sud dans le but de cenner la crise déclenchée récemment suite à la décision du Bureau politique du mouvement populaire de suspendre la participation au gouvernement d'unité nationale. A son arrivée, le ministre des Affaires étrangères Ahmad Aboul Gheit a souligné que cette visite visait à tenir des rencontres avec le 1er vice-président de la République et les membres de son gouvernement, sur la situation dans son ensemble et sur l'application de l'accord de paix.Le renforcement des relations avec le gouvernement du Sud à travers les projets que l'Egypte avait permis d'exécuter dans les domaines pédagogiques et réactivation de la performance du consulat égyptien à Juba. MM.Aboul Gheit et Awad sont attendus ultérieurement à Khartoum pour s'entretenir avec le président soudanais Omar El Béchir ainsi qu'avec des responsables du gouvernement soudanais.

Le 19 Octobre 2007, Le ministre des Affaires étrangères Ahmad Aboul Gheit a remis jeudi au président Moubarak un rapport sur les résultats de sa mission urgente au Soudan en compagnie du ministre Omar Soliman. A son retour au Caire, Aboul Gheit a déclaré que les entretiens de la délégation égyptienne avec des dirigeants soudanais et de hauts responsables au mouvement populaire de la libération du Soudan, ainsi que du Parti du Congrès national faisaient prévue d'une véritable et sérieuse intention de toutes les parties de surmonter la crise actuelle opposant les partenaires de l'accord de paix. Aboul Gheit a indiqué que la délégation avait remis un message du président Moubarak a son homologue soudanais Omar El Bechir et le vice-président soudanais et chef du gouvernement du sud-Soudan Silva Kiir, confirmant le souci de l'Egypte de voir les partenaires du gouvernement d'union nationale surmonter l'actuelle crise et traiter avec les défis dresses devant l'exécution de l'accord de paix. Il a confirmé la disposition continue de l'Egypte à avancer toute forme de soutien et d'aide pour garantir l'exécution de l'accord de paix. La délégation, a-t-il dit, a pris acte, lors de sa visite dans la ville de Juba (sud du Soudan) d'une explication détaillée des dirigeants du gouvernement du sud du Soudan sur les problèmes entravant l'exécution de certaines clauses de l'accord, notamment le trace des frontières, et l'incorporation des forces du mouvement populaire dans les troupes soudanaises. Aboul Gheit a pris acte de l'évaluation du président El Béchir de la situation quant a la mise de l'exécution de l'accord, indiquant que les partenaires de la paix avaient confirme leur souci de poursuivre l'exécution des clauses de l'accord de paix. "L'option de la paix est stratégique pour les deux parties", a-t-il dit. Le chef de la diplomatie a inspecte, lors de sa visite à Juba, le nouveau siège du consulat général égyptien et suit de près les travaux de construction en cours. Il a également rendu visite au siège du dispensaire égyptien, récemment créé à Juba, ajoutantque l'Egypte y enverrait une équipe de médecins égyptiens via le financement du Fonds égyptien de la coopération technique avec l'Afrique issu du ministère des Affaires étrangères. Aboul Gheit a salué l'accueil chaleureux réservé à la délégation égyptienne au nord et au sud du Soudan et l'extrême appréciation des dirigeants soudanais au président Moubarak pour son souci de se ranger aux cotés des Soudanais à la lumière de l'actuelle crise et de rapprocher les vues.

Le 22 Octobre 2007, M. Aboul Gheit, ministre égyptien des Affaires étrangères, a invité lundi l'ensemble des parties soudanaises à faire preuve de sérieux lors de l'examen de tous les éléments et les clauses relatifs à l'accord de paix globale. Dans des déclarations à la presse, le chef de la diplomatie égyptienne a exhorté ces parties à s'armer de responsabilité et de raffermir leur partenariat, considère comme le pivot de cet accord. Le ministre a mis en garde contre la gravité de l'amorce des négociations entre le gouvernement soudanais et le mouvement de la rébellion darfourienne, à la lumière des différends opposant les partenaires du pouvoir au sein du gouvernement d'union nationale. Ces parties, se doivent d'assumer la responsabilité de l'avenir de leur patrie et d'assimiler les dangers et les menaces auxquels le Soudan, peuple et gouvernement, font face, sinon l'unité du Soudan, sa sécurité et son tissu national seront exposés au danger, a renchéri M. Aboul Gheit. Ce dernier a appelé les deux partenaires de l'accord de paix global faire preuve d'objectivité et de souplesse et de traiter leurs litiges avec la logique des partenaires et non celle des adversaires. Le ministre s'est déclaré d'avis que les difficultés entravant la mise en application de certaines clauses de l'accord nécessitaient des visions et des idées créatrices à contribuer à les dépasser, sans écarter l'importance de fixer des priorités pour garantir la mise en application efficace et sécuritaire de l'accord de paix. D'autre part, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré que M. Aboul Gheit s'envolerait vendredi prochain pour la ville libyenne de Syrte ou il participera à l'ouverture du nouveau round de négociations entre le gouvernement soudanais et les mouvements de rébellion à Darfour. M. Aboul Gheit devra également prendre part à une réunion coordinatrice entre les ministres des Affaires étrangères des pays géographiquement limitrophes du Soudan, avant l'amorce ces négociations de coordination des position et la fixation des priorités des offensives à prendre et de la gestion du processus négociateur. Ce round de négociations à l'inauguration de laquelle participeront des représentants des pays membres permanentes du conseil de sécurité de l'ONU, de l'Union Africaine et de la Ligue Arabe, en sus des émissaires des principaux pays donateurs, sera annoncé le 27 du mois courant.

Le 27 Octobre 2007, L'Egypte soutient les négociations de Syrte entre le gouvernement soudanais et les rebelles de Darfour, prévues samedi, a déclaré le ministre égyptien des affaires étrangères, Ahmad Aboul Gheit. "Il importe de garantir le succès du processus politique", a dit le ministre qui a exigé un règlement intégré pour assurer la participation de toutes les parties qui doivent agréer tout éventuel cessez-le-feu. La MENA a appris que la réunion des pays du voisinage avec le Soudan avait témoigné d'une parfaite entente de la part des participants qui ont convenus d'adresser un message aux parties qui ont décidé de s'abstenir de la participation aux négociations de Syrte sur le Darfour sachant que leur absence entrave le processus politique. Les participants ont estimé que la présence de ces factions était nécessaire pour garantir le caractère intégral du processus de paix et le règlement de la crise pour éviter de confronter une situation pareille à celle d'Abuja. Il a été également convenu que le démarrage des négociations de Syrte sur le Darfour serait annoncé plus tard dans la journée, et que de strictes mesures seraient adoptées à l'encontre de toute partie ayant dressé des obstacles devant un règlement pacifique. Les ministres des affaires étrangères des pays voisins du Soudan avaient tenu dans la nuit d'hier deux réunions l'une limitée à l'Egypte, l'Erythrée, le Tchad et la Libye, l'autre ayant regroupe ces pays ainsi que le secrétaire général de la Ligue Arabe, Amr Moussa, le ministre d'Etat soudanais pour les affaires extérieures, M. El Sma'i Wassila, et les médiateurs onusien et africain. Les participants ont, chacun à son tour, passe en revue les efforts déployés et les contacts effectués avec les rebelles et l'attitude de ces derniers, sans compter les raisons de la non-participation de plusieurs factions à ces négociations. L'ensemble des interlocuteurs ont jugé impérative l'application d'un cessez-le-feu et la proclamation du début des négociations de Syrte. Les deux médiateurs ont jugé nécessaire l'amorce immédiate des négociations et de laisser la porte ouverte devant tous les mouvements absents afin d'y prendre part à tout moment s'ils se ravisent. Toujours selon la MENA, les deux médiateurs avaient adressé des invitations à 15 factions rebelles au Darfour à participer aux pourparlers de Syrte et que celles-ci les ont déclinées pour des raisons et des justifications différentes. Ces médiateurs ont été d'avis que des factions sans importance y avaient été invitées alors que d'autres ont fait savoir qu'elles avaient besoin d'un temps plus ample pour organiser leurs rangs et se préparer aux négociations par une attitude commune. D'autres ont fait valoir que tout cessez-le-feu nécessitait d'abord l'aboutissement à un règlement définitif, et que la délégation du gouvernement soudanais était illégale étant donné que le deuxième partenaire à ce cabinet d'union nationale n'était pas présent.

Le 28 Octobre 2007, Le moment décisif est venu pour parvenir à un règlement global et définitif de la crise du Darfour, a affirmé le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit, ayant prononcé le communiqué de l'Egypte à la séance inaugurale des négociations de Syrte entre le gouvernement soudanais et les mouvements rebelles de Darfour. La réunion de Syrte, en Libye, tenue sous les auspices de l'ONU et de l'Union Africaine (UA) avec la participation des représentants de la communauté internationale, est une preuve de la détermination internationale à dénouer la crise du Darfour, a-t-il ajouté. L'Egypte s'attache à ce que le prochain round de négociations entre le gouvernement soudanais et les mouvements rebelles de Darfour soient couronné de succès et espère que ces deux camps parviennent à un règlement rapide et équitable, instaurant la paix et la stabilité dans la province, a renchéri M. Aboul Gheit. Le ministre des affaires étrangères a de même transmis aux participants les hommages du président Hosni Moubarak qui espère que cette conférence débouche sur le démarrage des négociations entre les parties antagonistes. "L'Egypte participe à cette conférence en tant que partenaire principal pour les pays voisins du Soudan pour relancer le prochain processus de négociations" a-t-il renchéri. "L'Egypte, en sa qualité de partenaire, n'a pas épargné ses efforts depuis le déclenchement de la crise, pour cerner le conflit et faire office de médiateur entre ses parties" selon M. Aboul Gheit. Il a de même ajouté que l'Egypte s'évertuait à baliser la voie pour établir la paix dans la province. M. Aboul Gheit a précisé que l'Egypte, comme tout le monde le sait, avait largement contribué aux efforts de maintien de la paix dans la province et participe à tous les efforts régionaux et internationaux visant à régler cette crise sur le plan politique. "Nous sommes devant une tache difficile et ardue qui exige un objectif unifié et des positions coordonnées" a affirmé le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit. Il a également jugé impératif d'adresser un message unifié et clair aux Soudanais, aux médiateurs onusiens et africains et aux représentants de la communauté internationale. S'adressant aux Soudanais il a noté avoir confiance en leur capacité pour assumer la responsabilité et espère qu'ils fassent preuve de flexibilité et de s'assigner comme objectif l'unité de leur pays. Quant aux médiateurs onusiens et africains, M. Aboul Gheit a valorisé leurs efforts et leur détermination à ce que les négociations regroupent toutes les parties et soient empreintes de transparence. Concernant les représentants de la communauté internationale, il a renchéri que leur présence émanait de leur souci de trouver un dénouement équitable et rapide à la crise darfourienne. M. Aboul Gheit a réitéré la position de l'Egypte selon laquelle la région arabo -africaine a débordé de conflits, de tensions et de frictions comme il a mis l'accent sur la nécessité impérieuse de consolider les efforts sur le développement et la reconstruction, aussi bien que sur la stabilité et la paix. "Vu la longue expérience de l'Egypte et sa responsabilité à instaurer la paix et la stabilité en Afrique, et les relations imbriquées liant le peuple soudanais et égyptien, il est important d'exprimer l'inquiétude de l'Egypte vis-à-vis de l'avenir de la paix et de la stabilité dans notre région" a-t-il conclu.

Le 29 octobre 2007, l'Égypte se félicite de la décision du gouvernement du Soudan renouveler leur engagement en faveur du cessez-le-feu et les actions militaires de façon unilatérale dans la région du Darfour. Il a déclaré Ahmed Aboul Ministre des affaires étrangères de l'Égypte se félicite de la position soudanaise qui a été dit en réponse aux demandes des pays voisins, soulignant que les réunions de Syrte le début d'un processus politique qui allait durer pendant au moins deux mois, et a expliqué que le temps est toujours disponible pour encourager les factions qui ont été absents des réunions de participer et de consolider sa position de négociation.

Le 1er Novembre 2007, le Dr Ahmed Nazif, le Premier Ministre relations stratégiques entre l'Egypte et le Soudan et l'Égypte un grand intérêt pour la réalisation de la stabilité au Soudan, pointant vers l'Egypte la poursuite des efforts dans le Darfour par le biais de rôle politique, et les projets de développement sur les autres, en particulier Au niveau des puits de forage dans la région, contribuant ainsi à assurer la stabilité.

Le 2 novembre 2007, a félicité l'Organisation des Nations Unies et l'Union africaine a réaffirmé un rôle que l'Égypte efforts sur la réalisation de la paix au Darfour. Il a dit Ian Eliasson, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la paix au Soudan que l'ONU a estimé à l'Egypte et les pays voisins - Libye, le Tchad et l'Érythrée - Les efforts pour le succès de la deuxième phase du processus politique pour le Darfour négociations menées à sa famille.

Le 18 novembre 2007, Le ministre des affaires étrangères a recherché avec M. Luis Moreno Ocampo "Procureur de la Cour pénale internationale, chargée d'enquêter sur les violations des droits de l'homme crimes commis au Darfour, les efforts internationaux et régionaux et les efforts visant à Jumpstart le processus de paix et le début des négociations entre le gouvernement soudanais et les mouvements rebelles du Darfour, En plus de conditions sur le terrain dans la région du Darfour, y compris la situation humanitaire à l'intérieur et l'extérieur des camps de personnes déplacées. Aboul Gheit a également appelé les autres parties à observer une cessation des hostilités pour assurer la protection des civils, et de prévenir toute violation des droits de l'homme.

Le 25 Novembre 2007, Le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit, s'est entretenu avec le ministre d'Etat britannique pour l'Afrique, l'Asie et les Nations Unies, Lord Malloch Brown, de la situation au Soudan, a affirmé dimanche le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Hossam Zaki. Selon M. Zaki, lors de cette rencontre, M. Aboul Gheit avait fait le point sur les développements au Darfour et les préparatifs en cours entre les Nations Unies, l'Union Africaine (UA) et les pays limitrophes du Soudan, pour relancer les négociations entre le gouvernement soudanais et les mouvements rebelles au Darfour.
M. Aboul Gheit a mis l'accent sur les efforts engagés par l'Egypte en ce sens et pour l'envoi d'unités de maintien de la paix à la province darfourienne, a souligné le porte-parole.
Une convergence de vues s'est avérée lors de cette rencontre vis-à-vis de l'évaluation de la situation en Somalie, selon M. Zaki qui a également confirmé que M. Aboul Gheit et M. Brown avait jugé nécessaire une mobilisation sur le plan politique et sécuritaire en Somalie.

Le 17 Décembre 2007, Une délégation du gouvernement Sud-soudanais, actuellement en visite au Caire, a salué dimanche les attitudes d'Egypte soutenant les sujets de paix et de stabilité au Soudan ainsi que les efforts égyptiens déployés en vue de régler tous les problèmes intersoudanais. Le conseiller du président soudanais et leader éminent du congrès populaire, Mansour Khaled, a souligné que la visite de la délégation sud-soudanaise en Egypte vise à transmettre le message du premier vice-président soudanais, également chef du gouvernement du sud a la direction égyptienne pour l'informer des développements actuels sur la scène soudanaise. Le message comprend le renforcement des relations entre le gouvernement Sud-soudanais et le gouvernement égyptien, a fait savoir M. Khaled en affirmant que l'Egypte constitue le seul pays qui avait dépêché immédiatement son émissaire pour s'enquérir de la dernière crise survenue au Soudan.

Le 19 décembre 2007, l'Égypte s'est félicité de la décision d'aller au-delà de la principale Soudan: Congrès national et le MPLS à leurs divergences et de s'accorder sur un calendrier pour résoudre les questions en suspens et la mise en œuvre. Et a réaffirmé son soutien à la stabilité, la paix et l'unité au Soudan.

Le 10 Janvier 2008, Aboul Gheit a également envoyé des messages au représentant de la politique extérieure de l'UE et aux chefs de la diplomatie soudanaise et tchadienne sur les moyens de cerner la crise opposant le Tchad au Soudan. Il a demandé aux cotés soudanais et tchadien de faire preuve de retenue et d'éviter toute tension dans les rapports communs.
Il a rappelé aux deux parties les accords conclus à Tripoli et à Syrte, appelant au respect des principes de bon voisinage et à la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays.
Commentant les dangers pouvant surgir de l'escalade de la crise, Aboul Gheit a mis en garde contre la dangerosité de tout débordement et de la perte de contrôle sur les armes et les individus dans la région frontalière perturbée au moment ou les regards sont braques sur les avant-gardes des forces de paix onusiennes et celles de l'Union africaine. Le ministre des Affaires étrangères a exhorté, dans ses messages, les membres permanents du Conseil de sécurité, de l'ONU, de l'UA et de l'UE, à agir d'urgence pour cerner la crise et encourager les côtés soudanais et tchadien à régler diplomatiquement leurs différends.

Le 13 Janvier 2008, Des personnalités médiatiques soudanaises qui suivent actuellement un stage de formation, organisé par le Fonds égyptien de coopération technique avec l'afrique à Hurghada, ont magnifié samedi la décision du Président Moubarak d'envoyer des forces égyptiennes pour le maintien de la paix au Darfour. Le président de la délégation médiatique soudanaise, Mo'tassem Abdel Qader, a indiqué que cette mesure représentait un atout à même de pousser le reste des pays arabes à emboîter le pas de l'Egypte pour réaliser la solidarité arabe et instaurer la paix au Soudan en général et au Darfour en particulier.
Le 16 janvier 2008, le Comité pour les pays arabes dans les affaires Les gens ont besoin d'inviter les parties au conflit au Darfour à négocier au Caire en vue de parvenir à une solution durable et assurer la sécurité au Darfour afin de soulager le fardeau sur les citoyens et le retour de la stabilité dans la région pour réaliser le développement. La commission demande que l'invitation exhortant les pays arabes Ligue des Etats arabes à fournir un appui matériel et la stabilité politique et de sécurité, le comité a annoncé son rejet de toute tentative internationale à la fois les États-Unis d'Amérique ou en Europe pour l'introduction de nouvelles sanctions contre le Soudan parce que cela ne permettrait pas d'atteindre la stabilité et la sécurité, mais d'accroître les souffrances du peuple soudanais. Le Ministre adjoint des affaires étrangères a déclaré que les relations stratégie liée à l'Egypte, le Soudan et l'Égypte qui a impliqué de troupes de maintien de la paix grand au Soudan visant à les dimensions de toute la tension dans la région et assurer la sécurité et la stabilité dans l'intérêt du processus de développement, l'Égypte a également contribuer à la construction d'hôpitaux et les écoles et octroi de bourses aux enfants du Soudan dans le sud ou le Darfour, La main-d'oeuvre qualifiée soudanais à mettre en place des projets et de l'entretien sur la voie de développement dans l'intérêt de tous les Soudanais dans toutes les régions.

Le 27 Janvier 2008, Le mini-sommet africain a débuté ses travaux dimanche à Tripoli, en présence des chefs d'Etat égyptien, Hosni MOubarak, soudanais, Omar El-Bechir, érythréen, Isaias Afworki, tchadien Idris Deby, sénégalais, Abdoulaye Wade, gabonais Omar Bongo, et mauritanien, Sidi OUld Cheikh Abdellahi. Le sommet a examiné la situation au Darfour et ses retombées sur les frontières soudanaises avec le Tchad et l'Afrique centrale, ainsi que les préparatifs du prochain sommet de l'Union Africaine (UA) prévue mercredi et jeudi prochains à Adis Abeba. Le porte-parole de la présidence, Soliman Awami a déclaré que le Président Hosni Moubarak était vivement préoccupé par la stabilité de la situation au Darfour, et qu'il avait décidé de participer à un mini-sommet en Libye dans le but de mettre fin à la crise au Darfour et élargir la base de l'accord de paix d'Abuja. Il a indiqué que la ville libyenne "Syrte" avait accueilli le 27 octobre dernier des négociations politiques entre les rebelles darfouriens, notant que ces négociations avaient été suspendues vu le boycottage de quelques factions, telles le mouvement de la Justice et de l'Egalité (MJE), sous la conduite de Khalil Ibrahim et de l'Armée populaire de la libération du Soudan (SPLM), sous la conduite de Abdel Wahed Nour. M. Awwad a souligné que le mini-sommet africain avait été convoqué à la lumière des résultats d'autres sommets précédents qui avaient groupé les parties concernées, y compris l'Erythrée, vu ses relations avec M. Abdel Wahed Nour et le Front Est au Soudan. "Le mini-sommet d'aujourd'hui vise à mener des négociations pour réaliser la paix et mettre fin à la crise actuelle au Darfour", a-t-il dit. Ce mini-sommet porte également sur le prochain sommet africain à la fin de cette semaine à Adis Abeba, et d'autres questions africaines dont la proposition de la Libye d'établir des Etats Unis africains et d'élire un président de la Commission africaine, succédant à M. Alpha Omar Konaré et un vice-président de la Commission Africaine, a ajouté M. Awwad, faisant état du candidat égyptien, Khayerddine Abdel Latif pour succéder à M. Konaré. Parmi les points inscrits à l'ordre du jour du mini-sommet africain, figure le développement industriel en Afrique, en particulier en République démocratique du Congo (RDC), en Somalie et au Kenya, selon le porte-parole. Concernant la situation dans le monde arabe, il a ajouté que les développements dans la bande de Gaza, au Liban et en Irak, y seront évoqués par le colonel Qadhdhâfî et le Président Moubarak. Les concertations qui auront lieu entre le chef de la révolution libyenne et le chef de l'Etat égyptien, ont porté sur la main-d'oeuvre égyptienne en Libye, a-t-il conclu.

Le 14 Février 2008, Le premier vice-président soudanais, Salva kiir, a informé mercredi le Président Moubarak, lors d'une rencontre, de l'application de l'accord de paix globale au Soudan et ses clauses qui ne sont pas encore appliquées jusqu'ici. S'adressant à la presse, M. Kiir a indiqué que lesdites clauses étaient relatives au protocole notant que jusqu'à maintenant les frontières n'étaient pas encore tracées entre le Nord et le Sud du pays, ainsi qu'à la question d'un recensement de la population, aux élections générales et à l'organisation d'un referendum à la fin de la phase provisoire. Le Président a également reçu mardi un message écrit de l'émir du Koweït, le cheikh Sabbah el-Ahmad el-Sabbah, portant sur les relations bilatérales étroites, message que lui a été remis par le premier ministre koweitien, le cheikh Nasser El-Mohamed El-Ahmed El-Sabbah.Dans des déclarations au terme de la rencontre, celui-ci a exprimé sa grande estime aux attitudes honorables adoptées par le Président Moubarak alors de l'invasion du Koweït, prenant le côté du droit et se rangeant aux côtés du Koweït. Le cheikh El-Sabbah a indiqué avoir félicité le Président Moubarak pour la fameuse victoire remportée par la sélection égyptienne de football à la CAN 2008. Moubarak a reçu un autre message du roi Abdallah ll de Jordanie. Le chef du cabinet royal jordanien, Bassem Awadallah, a remis le message au chef de l'Etat au Président Moubarak lors d'une audience au siège de la présidence de la république à Héliopolis. Le porte-parole officiel de la présidence, l'ambassadeur Soliman Awwad a déclaré que le message portait sur la conjoncture dans la région notamment les développements d'ordre palestinien.

Le 18 Février 2008, Le ministre des Ressources hydriques et de l'Irrigation, Mahmoud Abou Zeid, a décidé dimanche d'envoyer des experts égyptiens en terme de ressources hydriques et d'irrigation au Soudan-Sud pour répondre aux besoins de cette région en matière des technologies de l'eau. Lors d'une réunion tenue avec son homologue sud-soudanais, actuellement en visite au Caire, Joseph Durer Jakok, M. Abou Zeid a indiqué que dix bourses seraient offertes en matière d'eau et d'irrigation pour la formation des cadres soudanais au centre de formation au Caire.

Le 24 Février 2008, Le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a appelé samedi le Soudan et le Tchad à faire prévaloir le langage du dialogue en vue de renforcer la paix et la stabilité dans les deux Etats et de contenir la tension en cours. Dans des déclarations aux diplomates, M. Aboul Gheit a affiché la vive inquiétude de l'Egypte envers la tension des relations soudano tchadiennes. L'escalade militaire et la détérioration sécuritaire dans l'ouest du Darfour et l'est du Tchad constituent une menace directe aux efforts du maintien de la paix dans cette région, a indiqué le chef de la diplomatie. Il a jugé primordiale la promotion des rapports entre le Soudan et le Tchad, en mettant en garde contre la continuité de la tension entre ces deux pays, affirmant la profondeur des relations entre l'Egypte, le Soudan et le Tchad.

Le 9 Mars 2008, Le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a affirmé dimanche le soutien de l'Egypte à l'application de l'accord de paix total au Soudan. M. Aboul Gheit s'est entretenu avec le nouveau président de la Commission dévaluation (AEC), Derek Plumbly, des efforts déployés par les côtés signataires afin de surmonter les obstacles entravant la mise en vigueur de l'accord. M. Plumbly s'est attaché à prendre note de la vision égyptienne concernant la conjoncture au Soudan, sans compter les efforts menés par l'Egypte pour soutenir l'accord de paix total et contribuer au développement et à la reconstruction du sud du Soudan, a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hossam Zaki. M. Aboul Gheit a affirmé au responsable européen la pleine disposition de son pays à faire réussir la mission de la commission déployée au Soudan et ce via le consul général égyptien à Juba, a-t-il renchéri. La visite de M. Plumbly s'inscrit dans le cadre du périple effectué dans un nombre de pays concernés par l'affaire soudanaise.

Le 23 Avril 2008, Le président Hosni Moubarak a tenu une séance d'entretiens avec le chef de la révolution libyenne Muammar al-Kadhafi. Le président Moubarak, actuellement a Tripoli, a examiné avec le chef de la révolution libyenne, le colonel Mouammar Kadhafi, la situation sur la scène arabe. Quant aux relations interarabes, soudano-tchadiennes ainsi que les efforts déployés par le Caire et Tripoli pour promouvoir les négociations entre le gouvernement soudanais et les rebelles au Darfour, ils ont été abordés.

Le 25 Avril 2008, Un avion du ministère de la Défense transportant le premier convoi égyptien de médicaments, estimé à 600 mille L.E. a quitté le Caire pour la province du Darfour. Cet avion transporte périodiquement des matériels à l'hôpital de campagne égyptien à la ville d'El-Fasher, en prévision du départ du groupe médical égyptien composé de 8 médecins choisis selon les besoins du côté soudanais. Le départ de ce convoi constitue une application des engagements faits par l'Egypte lors de la conférence arabe visant à traiter la situation humanitaire au Darfour tenue à Khartoum en octobre dernier sous le parrainage de la Ligue arabe. Lors de cette conférence, Mme Fayza Aboul Naga avait annoncé l'octroi d'aides humanitaires estimées à 1 million d'USD à la province de Darfour et à l'établissement de nombre de projets de développement dans les divers domaines soit au niveau bilatéral à travers un don égyptien ou une coopération tripartite.

Le 1er Mai 2008, La ville Waw, située dans le sud du Soudan, a été électrifiée et ce grâce à un don égyptien de 154 millions de livres soudanaises s'inscrivant dans le cadre de la coopération entre les deux pays, a indiqué M. Hassan Younes, ministre de l'Electricité et de l'Energie. M. Younes a affirmé que le gouvernement égyptien avait assumé la responsabilité de la mise à exécution nombre de projets d'électricité dans le sud du Soudan pour y relancer les plans du développement. Il a souligné que le projet d'électrification de Waw stipulait la mise en fonction d'une centrale de génération électrique de 2 mégawatts de capacité et la création des réseaux de distribution électrique. M. Younes a indiqué que le coût d'investissement du projet s'élevait à 41 millions de LE ajoutant qu'il servait près de 5000 familles, 80 écoles, huit hôpitaux et nombre d'installations étatiques. M. Younes a affirmé que le secteur d'électricité égyptien accordait un vif intérêt à la promotion de la coopération avec le sud du Soudan pour tirer le maximum profit des ressources naturelles dont jouit ce pays.

Le 11 Mai 2008, Le Président Hosni Moubarak a effectué un appel téléphonique avec son homologue soudanais, Omar El-Bechir. Les accrochages opposant l'Armée soudanaise aux rebelles du Mouvement pour la Justice et l'Egalité (MJE) et leurs retombées ont été examinés. Les deux leaders ont aussi évoqué l'annonce par le Soudan d'avoir rompu ses relations diplomatiques avec le Tchad. L'Egypte a fermement condamné l'agression menée par des éléments du mouvement darfourien de la justice et de l'égalité contre Oum Dorman, mettant en garde contre toute tentative ciblant la sécurité et la stabilité du Soudan. Elle a appelé toutes les forces politiques soudanaises à recourir au dialogue et à renoncer à la violence et à la rébellion armée comme moyen de s'exprimer. Le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères a mis en garde contre l'extension du conflit et son transfert vers d'autres régions, telles Kordofan ou Khartoum, ce qui sapera les efforts de règlement pacifique et entrainera la souffrance du peuple soudanais.

Le 6 Juin 2008, Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères à déclaré que l'Egypte avait jugé importante la bonne préparation de la réunion à haute niveau qui a pour objectif de relancer le processus politique pour entamer le plus vite possible des négociations entre le gouvernement soudanais et les rebelles selon un calendrier précis. L'Egypte avait participé les 4 et 5 juin à Genève à la réunion, convoquée par les émissaires de l'ONU et de l'UA au Darfour, groupant les pays voisins du Soudan et les représentants de la communauté internationale, pour examiner les moyens de dégeler le processus politique.

Le 15 Juillet 2008, L'Egypte a averti de la dangerosité du traitement irresponsable de la situation au Soudan qui pourrait mener à l'anarchie sécuritaire et l'instabilité politique au Soudan en général et dans la province du Darfour en particulier. Le ministre des affaires étrangères, M. Ahmed Aboul Gheit a affirmé, dans des déclarations aux journalistes diplomatiques sur l'émission par le procureur général de la CPI de l'accusation du président soudanais Omar Al Béchir, que le règlement politique de la crise du Darfour était la seule garantie pour réaliser à long terme la justice escomptée pour tout le monde y compris l'Egypte. IL a souligné que le développement de la crise dès le début révélait le volume de ses complications et que plusieurs parties à l'intérieur et à l'extérieur du Soudan assumaient la responsabilité de la souffrance des civils et des citoyens de la province tout au long des dernières années. M. Aboul Gheit a réitéré l'appel à la communauté internationale et les parties soudanaises à traiter sérieusement les efforts visant à revivifier le volet politique pour le règlement de la crise, soulignant les efforts en cours par l'Egypte et les initiatives qu'elle propose à cet égard.

Le 19 Juillet 2008, Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit a affirmé que la justice au Soudan doit être réalisée par le biais d'un règlement politique qui instaurerait le calme, ferait cesser les hostilités et maintiendrait l'unité du pays. Il s'est exprimé à ce sujet lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre koweitien des Affaires étrangères, cheikh, Mohamed El-Sobbah, tenu au terme des travaux de la 7ème session du comité égypto- koweitien. Aboul Gheit a qualifié de "très dangereuse" l'accusation formulée par le procureur général de la Cour Pénale Internationale (CPI) à l'encontre du président soudanais, Omar El-Bechir indiquant que le Soudan traversait par des conditions critiques. Aboul Gheit s'attend à ce que les ministres arabes des Affaires étrangères adoptent, dans leur prochaine réunion, une position évidente vis-à-vis à l'inculpation d'El-Béchir d'une part et la réalisation de la justice et la stabilité au Soudan d'une autre. Il a appelé la communauté internationale à intervenir afin de sauvegarder le processus politique au Soudan. Il a averti de la mise à mal des négociations sur le Darfour suite à l'accusation formulée par la Cour Pénale Internationale (CPI) à l'encontre du président soudanais.

Le 20 Juillet 2008, Le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit a confirmé que la décision arabe relative au Soudan pavait la voie aux efforts de la Ligue arabe pour le désamorçage de la crise opposant le Soudan à la Cour Pénale Internationale CPI. Dans des déclarations à la presse, M. Aboul Gheit a estimé que l'Egypte considérait que la décision prise par le conseil des ministres arabes des Affaires étrangères, d'accorder la priorité au règlement politique équitable de la crise du Darfour comme étant un élément important, voire axial, est en harmonie avec la vision égyptienne à l'égard des derniers développements. Le chef de la diplomatie égyptienne a demandé au Conseil de sécurité d'assumer ses responsabilités dans la sauvegarde de la stabilité du Soudan et d'agir conformément aux prérogatives que lui accorde la charte des Nations-Unies. M. Aboul Gheit a souligné que la proposition égyptienne, avalisée par les ministres arabes, de convoquer une réunion internationale sur l'examen du règlement politique de la crise du Darfour, était en harmonie avec la pensée égyptienne, selon laquelle la justice se réalisera au Darfour via un règlement politique équitable et rapide de la crise. Le ministre a également ajouté que le rejet par la réunion arabe de l'accusation lancée par le procureur général de la CPI contre le Président soudanais revenait au manque de responsabilité, d'objectivité et d'équilibre de cette mesure. Il a ajouté que cette décision pourrait avoir des répercussions négatives et graves sur la stabilité du Soudan et de la région.

Le 27 Juillet 2008, Le vice-président soudanais, Aly Osman Taha est arrivé au Caire à la tête d'une délégation pour une visite éclair en Egypte lors de laquelle il s'est entretenu avec le président Hosni Moubarak. Le vice-président soudanais a examiné, lors de son entrevue avec le président Moubarak, les développements survenus au Soudan à la lumière du mandat d'arrêt émis par le procureur général de la Cour Pénale Internationale (CPI), Luis Moreno Ocampo contre le président soudanais, Omar El-Béchir. M. Osman a également étalé l'initiative lancée sur les Soudanais et le processus de paix au Darfour, convenus par tous les pouvoirs politiques soudanais. La visite de M. Osman en Egypte intervenait dans le cadre de la mobilisation diplomatique visant à éclaircir la position du Soudan sur son dossier avec la CPI.

Le 30 Juillet 2008, L'Egypte a offert un million de dollars par l'entremise du ministère des Affaires étrangères, elle a envoyé des expéditions de vivres et d'autres matériaux sur d'un million de LE et est en cours de forage de 10 puits, réparties sur les trois provinces de Darfour et dans le contexte de contribuer à l'amélioration de la situation humanitaire au Darfour.

Le 31 Juillet 2008, Le Premier ministre, Ahmed Nazif a mis l'accent sur l'attachement de l'Egypte, sous la conduite de président Hosni Moubarak à instaurer la paix au Soudan, souhaitant que les Soudanais vivent dans la sécurité, la stabilité, le développement et la prospérité. M. Nazif a souligné que les instructions données par la direction politique des deux pays prévoyaient la relance de la coopération et son renforcement dans les divers domaines au profit des intérêts des deux peuples. Il a tenu ces propos lors de la séance inaugurale des réunions du haut comité égypto -soudanais dont les travaux ont débuté antérieurement en présence du vice -président soudanais, Ali Osman Taha et des ministres égyptien et soudanais, membres du comité. M. Nazif a signalé que cette réunion intervenait dans un moment très critique que connaît la région, notant que ces circonstances exigeaient la conjugaison de davantage d'efforts pour les surmonter.

Le 5 Août 2008, Le ministre égyptien des affaires juridiques et des conseils parlementaires, a affirmé que les événements du Soudan tenait une place de choix par rapport au peuple et aux dirigeants de l'Egypte, intimement liée à la sécurité du Soudan. Dans des déclarations à la presse, M. Chehab a ajouté que la sécurité commune égypto-soudanaise venait en tête des exigences de la sécurité nationale arabe, tel qu'imposé par les circonstances historiques et géographiques. Il a affirmé que le président Moubarak suivait de près les développements de la conjoncture au Soudan et coordonnait ses vues avec le président El-Béchir quant aux moyens de régler la crise darfourienne tout en appuyant les efforts de réconciliation entre les tribus et les factions.

Le 17 Août 2008, Le conseiller du président soudanais, Moustafa Osman a affirmé l'appréciation envers la position honorable du président Hosni Moubarak et le peuple égyptien qui soutiennent l'unité du Soudan et refusent toute ingérence dans ses affaires intérieures.


 
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