18 juillet 2019 11:49

(A.E) : L'Egypte dénonce les déclarations du porte-parole du HCDH sur le décès de Mohamed Morsi

mercredi، 19 juin 2019 - 11:37

Le porte- parole officiel du ministère des Affaires étrangères, Ahmed Hafez, a dénoncé, dans les termes les plus durs, les déclarations faites par le porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), sur le décès de Mohamed Morsi al-Ayatt, lors de son procès pour espionnage avec des parties étrangères.

Dans un communiqué publié mercredi 19 juin 2019, M.Hafez a souligné que de telles déclarations ne conviennent absolument pas à un haut responsable d'une organisation internationale importante, et constituent une tentative délibérée de "politiser" un cas de mort naturelle.

Le porte-parole a condamné les insinuations que contiennent ces déclarations, dont le but est de s'en prendre aux institutions étatiques égyptiennes, et de semer le doute quant à l’intégrité de la justice égyptienne.

"Il s'agit d'une tentative tendancieuse pour porter atteinte à l'engagement de l'Egypte aux normes internationales, voire même de passer à des conclusions futiles qui ne reposent sur aucune preuve ou évidence sur la santé de la personne mentionnée, sans compréhension, mais avec une ignorance totale des faits", a-t-il renchéri.

Et le porte-parole de qualifier "d'inacceptables" les déclarations du porte-parole du HCDH, notamment sa proposition faite à l'Egypte d'adopter des mesures spécifiques, qui sont déjà prises par les autorités égyptiennes, en partance de son engagement national authentique et de son respect des engagements internationaux.

"L'Egypte conçoit que cette déclaration politisée abrupte intervient pour s'ajuster sur les déclarations de responsables d'un Etat et des entités qui exploitent cet incident pour des fins politiques, des pays qui chantent les louanges de la démocratie et des droits de l'Homme, tandis que leur comportement n'est qu'une tentative pour rester au pouvoir par le biais de tous les moyens possibles, se transformant en  dictatures tyranniques , et transformant leur pays en des grandes prisons, ou les résultats des élections sont falsifiées, et où on ordonne de nouvelles élections sans aucune base", a souligné le porte-parole.

"Des pays qui jettent des dizaines de milliers d'opposants et de représentants de la société civile dans les prisons, sans rien révéler sur leur sort, et sans rendre des comptes, persécutent des milliers de fonctionnaires, leur ôtent leur gagne-pain, usurpent leurs libertés, les musellent, et restreignent les libertés fondamentales, sans compter leur parrainage des milliers des éléments des organisations terroristes de la région, leur implication dans le meurtre et l'effusion de sang pour réaliser des fins politiques, et pour récupérer des illusions des gloires d'antan", a-t-il ajouté.

M. Ahmed Hafez a affirmé que cette déclaration du porte-parole du HCDH sera soulevé au plus haut niveau, au vu de son manque d’objectivité, dépassement, déviation, et sa violation des règles de professionnalisme et d’intégrité qui doivent être respectées.

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