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Participation égyptienne à la coalition au Yémen

La crise de Yémen

jeudi، 23 avril 2015 - 12:00

Le pays est historiquement divisé entre le nord et le sud, deux régions qui ne se sont unifiées qu'en 1990. De la chute de l'Empire ottoman à 1962, le Nord a été dominé par une dynastie zaïdiste (environ 40 % de la population), la confession des houthistes, une branche minoritaire du chiisme. En 1962, la proclamation d'une république est suivie d'une guerre civile qui oppose monarchistes, aidés par l'Arabie saoudite voisine, et républicains, soutenus par l'Egypte de Nasser. Ces derniers finirent par l'emporter. C'est dans ces montagnes du Nord qu'est né le mouvement Ansar Allah, dit « houthiste », autour de Hussein Badreddine Al-Houthi, un ancien parlementaire entré en dissidence et tué par l'armée en 2004.

La guerre froide maintiendra la division entre Nord et Sud. Depuis l'unification, le président Saleh, au pouvoir dans le Nord depuis 1978, avait su se maintenir en jouant de la corruption, des rivalités tribales et du radicalisme religieux. Jusqu'à ce qu'il soit chassé par une révolution en 2011, dans la foulée du « printemps arabe ».

Le président Mansour Hadi a quitté le pays en mars, après avoir été chassé de la capitale, Sanaa, puis du grand port d'Aden, dans le sud. Les milices houthistes avaient pris le contrôle de la capitale dès le mois de septembre. Elles sont alliées à l'ancien dictateur Ali Abdallah Saleh, qui a dirigé le pays jusqu'en 2012.

Les rebelles ont conquis l'essentiel du pays en se présentant comme un mouvement des déshérités. Ils ont mené une contre-révolution après le mouvement qui avait emporté Ali Abdallah Saleh dans la foulée du « printemps arabe ». Depuis, les élites politique, militaire et tribale du pays se déchiraient pour se redistribuer le pouvoir.
 

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