23 février 2020 11:55

L'Egypte et le conseil international des droits de l'homme

Jubilé d’or de la journée mondiale des Droits de l’Homme « Nos droits. Nos libertés. Toujours »

mardi، 15 décembre 2015 - 12:00

Sous le slogan : « Nos droits. Nos libertés. Toujours », le monde célèbre cette année le 50ème anniversaire de la journée des Droits de l’Homme. La campagne lancée sous ce slogan cherche à évoquer les deux pactes internationaux sur les droits de l’homme, soit le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, et le pacte relatif aux droits civils et politiques. Ces pactes, entérinés par l’Assemblée générale le 16 décembre 1966, va de pair avec la DUDH pour déterminer les droits humains fondamentaux sur les échiquiers social, économique, culturel, politique et civil.

Le thème de la campagne du jubilé d’or, qui doit durer un an entier, se focalise sur les droits et les libertés, dont la liberté d’expression, la liberté de culte, la liberté de vivre à l’abri du besoin et la liberté de vivre à l’abri de la peur. Ces droits et libertés corroborent la légitimité internationale, vu leur importance de nos jours qui équivaut à leur importance lors de leur ratification 50 ans auparavant.

À l’occasion de cette Journée, l’ONU organise une kyrielle de réunions politiques de poids, en plus de nombreuses activités et foires culturelles, ayant trait aux questions des droits de l’homme. À noter que cette Journée coïncide avec la distribution des prix de l’ONU dans le domaine des droits de l’homme et des prix Nobel.

Par ailleurs, des organisations gouvernementales et non-gouvernementales travaillant dans le domaine des droits de l’homme doivent faire la propagande de la célébration de cette Journée.

- Communiqué de l’Egypte :
Dans le communiqué de la diplomatie égyptienne, émis le jeudi 10 décembre 2015 à l’occasion de la Journée mondiale des Droits de l’Homme, l’Egypte a affirmé que la Déclaration mondiale des Droits de l’Homme, ratifiée en 1948, continue à constituer la pierre angulaire dans l’affrontement des défis relevés par notre monde contemporain, et a toujours été le guide des efforts égyptiens, déployés pour défendre les droits des peuples à la vie, à la liberté et à la sécurité sans discrimination.

Le 10 décembre de chaque année, a ajouté le communiqué, constitue une opportunité importante pour réitérer l’engagement mondial à préserver le patrimoine commun de la civilisation humaine et pour conjuguer les efforts afin de faire prévaloir les principes des droits de l’homme.

En fait, l’Egypte saisit toujours cette occasion pour souligner que les efforts prodigués à l’échelle nationale et internationale pour consolider et protéger les droits et les libertés, pour établir la stabilité à tous les peuples du globe, pour faire face au fanatisme et aux conflits, et pour enraciner les valeurs de la justice et de la paix ne sont pas de fraîche date. Ils sont le fruit d’un credo, dictant que les humains sont tous égaux par rapport à la dignité, aux droits et aux libertés, et que les droits de l’homme, inconvertibles, doivent être respectés toujours et partout.

Rappelons que l’Egypte était à la tête des États qui ont affirmé la mondialité de la Déclaration des Droits de l’homme, en tant que premier document international et première référence des principes qui garantissent la protection des différents droits et libertés. À cette époque, la délégation égyptienne a joué un rôle primordial dans l’élaboration des articles de cette Déclaration, de sorte à garantir qu’elle devienne un dispositif important face au colonialisme et à l’esclavage. Ce document a confirmé le droit des peuples du continent africain, de la région arabo-islamique et des pays en développement à la liberté, à la dignité, à la réhabilitation et à la reconnaissance de leur rôle en tant que partenaires dans le progrès et la prospérité de la civilisation humaine commune.

Cette conviction a été le catalyseur de l’action égyptien qui cherche à affermir la paix et la sécurité internationales, à affronter le terrorisme, l’extrémisme et le racisme et à assurer la protection convenable aux réfugiés, aux émigrés et aux civils, victimes des conflits armés.

- Le Conseil nationale des Droits de l’Homme :
À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des Droits de l’Homme, le président du Conseil national des Droits de l’Homme, Mohammed Fayeq, a mis l’accent sur l’importance de mettre un terme à la transgression des droits de l’homme dans le monde entier, et de protéger ces droits dont tout les humains doit jouir sans distinction.

Il a appelé la communauté internationale et l’ONU à freiner les ingérences étrangères qui embrasent les guerres civiles et consacrent le séparatisme, scandant que ces ingérences font fi des intérêts des peuples et accentuent leurs maux.

Il a ajouté que cette Journée est une occasion pour évoquer les victimes des violations des droits de l’homme, qui se sont sacrifiés pour exhausser les valeurs de la liberté, de la justice et de la dignité.

- Communiqué de la LEA :
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, a émis un communiqué à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des Droits de l’Homme.

Comme nous célébrons cette année, a indiqué al-Arabi, l’anniversaire de la Journée mondiale des Droits de l’Homme, il faut profiter de cette occasion pour souligner l’importance de conjuguer les efforts pour ancrer et mettre en vigueur les droits et libertés, inscrits dans la Déclaration mondiale des Droits de l’Homme. Il a ajouté que la célébration cette année coïncide avec le 70ème anniversaire de la fondation de la Ligue arabe, mais aussi avec les conflits armés et les actes terroristes répandus dans la région, qui menacent les libertés et les droits fondamentaux de l’homme arabe. « Cela exige une action efficace pour protéger la dignité humaine et pour remédier aux causes variées de l’inégalité sociale », a-t-il fait remarquer.

Il a dit que le thème de la célébration cette année, « Nos droits. Nos libertés. Toujours », est une sensibilisation par rapport aux deux pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme. Et de renchérir : « Au moment où les droits de l’homme et les libertés capitales témoignent d’un progrès au niveau de la protection et du respect, ils relèvent de défis importants à la lueur des crises qui envahissent de nombreuses régions de notre monde contemporain, et notamment celles qui font l’objet de conflits armés. Parmi ces droits et libertés défiés, figurent surtout la liberté d’expression, la liberté de culte, la liberté d’être à l’abri du besoin et la liberté d’être à l’abri de la peur ».

Il a poursuivi que les défis que relèvent ces droits légitimes sont la conséquence de facteurs structurelles, dont l’absence des institutions et des systèmes efficaces de justice, l’absence de la souveraineté de la loi, des comptes rendus, de la transparence, et l’absence de médias lucides et libres. Cela est également dû, a-t-il ajouté, à certaines pratiques, dont le rétrécissement des libertés sous prétexte de sauvegarder l’ordre et de lutter contre le terrorisme. Par conséquent, les humains ont été privés de maints droits, dont celui de travailler avec des conditions équitables et satisfaisantes, celui de former des syndicats, celui de la sécurité sociale, celui du bien-être et celui de l’instruction et de l’éducation.

« Certes, a-t-il martelé, le peuple palestinien est plus à souffrir depuis des décennies de l’absence systématique de ces droits, surtout avec la poursuite du génocide commis par les soldats et les colons israéliens contre les Palestiniens, sans mentionner la détention injustifiée des milliers, la confiscation des terrains palestiniens, l’expansion des colonies israéliennes, la confiscation des propriétés des Palestiniens, la destruction de leurs maisons, etc. La cruauté de ces pratiques s’est exacerbée, surtout face au silence et à l’indifférence de la communauté internationale, et face à une action opérante et sérieuse pour les arrêter ».

En conclusion, il a noté que pour un meilleur avenir dominé par l’engagement juridique et moral des États, des institutions et des individus, il faut mettre l’accent sur :

- La responsabilité des États vis-à-vis de la protection des droits et libertés des individus, et de l’intégration des droits de l’homme dans leurs politiques générales.

- L’importance de l’entrelacement des efforts internationaux, régionaux et nationaux pour consolider tous les droits et libertés, cautionnés par les chartes légitimes internationales sur les droits de l’homme.

- La nécessité de prendre les mesures susceptibles de sensibiliser les gens sur leurs droits et leurs libertés, conformément aux articles des deux pactes internationaux.

- L’importance d’appeler la communauté internationale à adopter des politiques, à même de régler pacifiquement les crises et épargner aux peuples les périls des conflits armés.

- L’importance de donner la priorité aux droits de l’homme dans le cadre des mesures prises pour lutter contre le terrorisme.
 

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