17 juillet 2019 03:00

Al-Sissi : deux ans de présidence

vendredi، 10 juin 2016 - 02:07

Une course contre le temps sur un chemin long

Depuis son investiture, le 8 juin 2014,  l'Egypte mène avec le président Abdel Fattah Al-Sissi, élu à 96,9%, une bataille de sort, la plus importante et la plus forte de l'histoire moderne, pour épargner au pays le sort douloureux dont souffrent de nombreux peuples au Moyen-Orient .. une bataille pour vaincre le terrorisme, caché sous le manteau de notre religion centriste, la souillant et l’affectant par les actes sanglants les plus ignobles…une bataille d’autodétermination pour franchir l’instabilité vers la construction, le développement et le lancement de bases modernes en Egypte appliquant les méthodes ultimes de la science et du progrès mondial.

Les exploits recensés et évidents, deux ans après l’avènement du président Al-Sissi, affichent une bonne vision des exigences de cette phase, une haute faculté de planification, et de mise en œuvre rapide et créative pour surmonter les crises, remédier aux lacunes, affronter les dilemmes, et se lancer vers la construction intégrale.

L'Egypte, en deux ans avec le président Al-Sissi, atteint un taux remarquable de sécurité et de stabilité, perdue depuis près de cinq ans. Il n’est secret pour personne que l’Egypte a traversé rapidement la phase de transition, grâce à l’intuition des Egyptiens et le courage des soldats égyptiens fidèles dirigés par le ministre de la défense à l’époque, Abdel Fattah al-Sissi. Ils ont redressé le trajet, en rejetant un groupe islamisé qui œuvrait à tirer la société égyptienne vers la dislocation, et à changer son identité culturelle, religieuse et sociale. Exclu du pouvoir, ce groupe a rejoint des organisations terroristes ultra-violents pour saboter la nation, verser le sang de la police, de l'armée, de la magistrature et des citoyens. En revanche, le peuple égyptien a donné l’exemple en luttant contre le terrorisme et en le poursuivant, non dans le seul Sinaï, mais à travers les pays, dans la conviction que la stabilité et le développement commencent par la sécurité.

Depuis deux ans, l’Egypte modernise ses forces armées, en recourant à une ouverture claire sur l’ensemble des capacités internationales d'armement, permettant aux forces armées de défendre l’ensemble du territoire égyptien, et les plaçant 14e du monde en termes de puissance .

Outre les mains tendues pour défendre la patrie, des succès tangibles sont affichés en infrastructure aux fins du développement. Les pannes de courant, empirées de 2011 à 2014, sont pratiquement terminées. On procède actuellement à majorer de moitié la production actuelle en électricité dans les deux prochaines années, par la mise en œuvre de nouvelles centrales à partir du gaz, du carburant nucléaire, de l'énergie nouvelle et renouvelable ; des centaines d’usines, arrêtées en raison de ces pannes, ont repris leur activité. De plus, près de 5 mille kilomètres de nouvelles routes sont pavées, avec la remise en état et l'entretien des routes existantes. Le secteur du bâtiment vit un essor sans précédent, vu les projets multi-facettes, notamment de logements sociaux. Le président a promis de répondre à toute demande de logement, respectant les conditions, même si le chiffre atteint un million d'unités. Le projet Al-Asmarat, appuie la détermination du président à affronter le problème des quartiers champignons dangereux, à offrir à leurs résidents une vie humaine permettant leur intégration dans la communauté, et les préparant à participer au processus de développement et de progrès. L’Etat se soucie également du logement moyen, de créer de nombreuses nouvelles villes, à commencer par la nouvelle capitale administrative, munie de l’infrastructure nécessaire. L'Etat déploie les efforts pour freiner la baisse du taux de change de la livre et en réduire l'impact sur les prix, en lançant des articles à des prix abordables.

Les Égyptiens déploient un effort estimable pour construire des dizaines de stations d'eau et de drainage, les acheminant progressivement aux villes et aux villages. Ajoutons le réservoir du Sérapéum qui achemine l'eau au Sinaï, et les trois tunnels sous le canal de Suez qui lieront le Sinaï au plan du développement global. Les Egyptiens ont réussi, en un an, à élargir, approfondir et à créer une nouvelle voie de navigation au canal de Suez, et les efforts se suivent pour créer la zone du canal de Suez pour le développement au service des Egyptiens et de l'économie égyptienne.

De même, des efforts sont déployés pour ajouter un million et demi de feddans à la surface agricole, et construire 76 silos dans les deux prochaines années, pour récupérer près de 20% des grains perdus par les mauvaises conditions de stockage.

Les transports s’améliorent à travers le pays, par la rénovation de la flotte de transport commun, dont les chemins de fer. Les aéroports évoluent, surtout sur le plan sécuritaire, et la rénovation de la flotte de la compagnie nationale. Ces exploits ont coûté à l'Etat, selon le président, 1,4 trillions de livres. La  course continue pour limiter le déficit croissant du budget de  l'Etat, et le réduire progressivement dans les années à venir.

Les réalisations intérieures sont multiples. L’Etat œuvre sur plusieurs plans, depuis l'acquittement de la feuille de route par la formation du parlement, dans des élections équitables en présence d’observateurs internationaux. La voie de la démocratie s’ouvre, à la lumière d’une Constitution et d’un Parlement jouissant du consentement populaire. On se lance vers la primauté des libertés et des droits de l'homme. Des efforts se déploient dans l'enseignement, la santé, l'industrie et l'investissement, dans l’espoir d’en voir les signes dans le proche avenir, de réduire le chômage et d'ouvrir la voie à la production pour soutenir les exportations .

En jetant un regard réaliste, on verra que l'administration Sissi a réussi, en ces deux années, à protéger l’Egypte de l'agitation et des troubles qui ont frappé le Moyen-Orient, laissant derrière des drames tragiques. Cette administration a œuvré avec succès à développer et à reformuler la politique étrangère égyptienne, rebondie et devenue capable de reprendre son rôle régional et international actif et équilibré. On retrouve l'élan de la politique étrangère égyptienne classique dans les circuits historiques: arabe, africain et méditerranéen, outre le renforcement des relations égyptiennes avec les grandes puissances, notamment la Chine, la Russie, la France, l'Italie, l'Allemagne, la Corée et le Japon, dans le cadre de l’ordre mondial multipolaire actuel. L'Egypte y a réussi sans affecter les relations avec les États-Unis, qui sont, selon le Président Sissi dans une interview télévisée, stratégiques et importantes. Il faut admettre que la politique précédente n’est pas contraignante, et que celle des 30 ans derniers ne convient pas aujourd’hui.

L’union du peuple de l'Egypte fera des miracles ; nous profiterons ces prochains jours et semaines des dizaines de réalisations au profit de notre chère Egypte.

Magdi Fathi Lashin

Banque de l'information et de l'Internet

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