24 août 2019 03:54

L'Egypte préside les séances du Conseil de sécurité de l'ONU

jeudi، 03 août 2017 - 01:55

La séance du Conseil de sécurité de l'ONU sur la lutte contre le terrorisme a débuté sous la présidence de l'Egypte, représentée par son délégué permanent auprès de l'ONU, Amr Aboul Ata.

L'Egypte présidera les séances du Conseil de sécurité de l'ONU pendant le mois en cours, avait rappelé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ahmed Abou Zeid.

Pendant sa présidence, l'Egypte soumettra un projet de résolution sur la nécessité de respecter les résolutions du Conseil de sécurité afférente à la lutte contre le terrorisme, notamment contre Daech par tous les pays.

L'Egypte approuve, lors d'une séance du Conseil de sécurité de l'ONU, une résolution interdisant l'armement des terroristes.

L'Egypte a approuvé, lors de la première séance d'information du Conseil de sécurité de l'ONU sous sa présidence, la résolution no 2370 sur l'interdiction de l'armement des terroristes, promulgué à la majorité des voix mercredi à son initiative. 
Cette séance était consacrée à l'examen de la question du terrorisme et du risque qu'il constitue pour la sécurité et la paix internationales.        
Cette resolution a été adoptée en présence du président de l'Office de l'ONU contre les drogues et le crime, le Bureau de lutte contre le terrorisme de l'ONU, le secrétaire général de l'Interpol et la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme.
Cette résolution appelle les pays à honorer leurs engagements aux échelons national et international, concernant l'interdiction de l'armement des terroristes et les exhortent à exécuter les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.         
Elle interdit également le trafic des armes à l'intention des terroristes dans les zones en conflit, prône le renforcement de la coopération internationale sur ce dossier et la coopération juridique pour appliquer la loi afin d'empêcher que les terroristes se procurent des armes.

L’Egypte préside les réunions du Conseil de sécurité

Agenda: 


2 août: L'Egypte a approuvé, lors de la première séance d'information du Conseil de sécurité de l'ONU sous sa présidence, la résolution no 2370 sur l'interdiction de l'armement des terroristes, promulgué à la majorité des voix mercredi à son initiative, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ahmed Abou Zeid.


Le Conseil de sécurité adopte une résolution visant à empêcher les terroristes de se procurer des armes ou les moyens d’en fabriquer

 « Fournir des armes aux terroristes revient à leur fournir le moyen de tuer, détruire et terroriser. »  C’est sur cette prémisse, rappelée par le représentant de l’Égypte, que le Conseil de sécurité a adopté, ce matin, une résolution visant à empêcher les terroristes de se procurer des armes ou les moyens d’en fabriquer.

Adoptée à l’unanimité, la résolution 2370 (2017), présentée par l’Égypte -qui assure ce mois-ci la présidence tournante du Conseil- se présente comme un texte thématique par lequel le Conseil reprend certains éléments issus de résolutions antérieures ayant trait à la lutte contre le terrorisme et au commerce des armes.

Par ce texte, le Conseil exhorte notamment les États Membres à garantir la possibilité de prendre les mesures juridiques appropriées à l’encontre de ceux qui sont sciemment impliqués dans l’approvisionnement en armes de terroristes; ainsi qu’à garantir la sécurité physique et la bonne gestion des stocks d’armes légères et de petit calibre.

Il les exhorte aussi à encourager la mise en œuvre de procédures de marquage et de traçage des armes légères et de petit calibre pour améliorer la traçabilité des armes qui pourraient être fournies aux terroristes à travers leur trafic illicite.  Le cas échéant, il les exhorte à renforcer leurs capacités judiciaires et répressives et leurs moyens de contrôler les frontières, ainsi que leurs capacités d’enquêter sur les réseaux de trafic d’armes afin de prendre en compte les liens existant entre la criminalité transnationale organisée et le terrorisme.

Par ce texte, le Conseil souligne en outre qu’il importe que les États Membres prennent des mesures appropriées pour empêcher que le trafic illicite d’armes profite à des terroristes dans les zones de conflit et pour prévenir, dans ce contexte, les pillages de stocks nationaux par des terroristes ou l’acquisition par eux d’armes légères et de petit calibre provenant de ces stocks.

Il considère par ailleurs qu’il faut que les États Membres mettent en place, quand elles n’existent pas, les lois, réglementations et procédures administratives leur permettant d’exercer un contrôle effectif sur la production, l’exportation, l’importation, le courtage, le transit ou la réexpédition des armes légères et de petit calibre dans les zones relevant de leur juridiction.

Le Conseil réaffirme en outre qu’il entend prendre des mesures appropriées pour « renforcer les mécanismes pertinents de suivi des embargos sur les armes », et encourage les États Membres à prendre des mesures appropriées pour prévenir ou entraver les activités qui pourraient conduire à des violations de tels embargos.

En outre, il les prie instamment d’appliquer pleinement le « Programme d’action en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects ».

La résolution met également l’accent sur la coopération internationale et son renforcement, y compris dans le cadre des entités compétentes des Nations Unies.

Cette coopération a été le thème récurrent des quatre orateurs qui sont intervenus devant le Conseil avant l’adoption de la résolution: le Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), M. Yuri Fedotov; le Directeur exécutif adjoint par intérim de la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme (DECT), M. Weixiong Chen; le Responsable du Bureau de lutte contre le terrorisme des Nations Unies récemment créé, M. Jehangir Khan; et le Représentant spécial d’INTERPOL auprès des Nations Unies, M. Emmanuel Roux.

Empêcher les terroristes d’acquérir des armes est un élément essentiel de la lutte contre le terrorisme mais c’est aussi un défi complexe qui exige notamment une intervention intégrée de la justice pénale, a expliqué M. Fedotov, qui a rappelé que 7 des 19 instruments internationaux de lutte contre le terrorisme traitaient de l’obligation pour les États parties d’ériger en infractions pénales les comportements d’acteurs non étatiques concernant le trafic d’armes.

Déclaration

M. AMR ABDELLATIF ABOULATTA (Égypte) s’est félicité de l’adoption de la résolution à l’unanimité en faisant observer qu’il s’agissait de la première résolution visant à empêcher les terroristes d’acquérir des armes. Il a rappelé qu’en mai 2017, la délégation égyptienne, Présidente du Comité contre le terrorisme, avait fait une présentation dans ce cadre, qui avait permis de préparer une première version du projet de résolution adopté ce jour, et ce, en consultant le plus grand nombre possible d’États, y compris des États non membres du Conseil de sécurité.

La fourniture d’armes à des terroristes est un acte extrêmement grave car fournir des armes aux terroristes revient à leur fournir le moyen de tuer, détruire et terroriser, a fait observer M. Aboulatta.  Dès lors, il est nécessaire que la communauté internationale fasse le nécessaire pour faire rendre des comptes à tous ceux qui fournissent des armes aux terroristes.  Il a précisé que la résolution adoptée réaffirme l’engagement de tous les États Membres à lutter contre le terrorisme et donc à mettre en œuvre les résolutions adoptées par le Conseil dans le but de combattre le terrorisme.  Elle affirme aussi que le Conseil de sécurité devra agir si les États Membres ne respectent pas leurs obligations et réaffirme en outre l’importance de la coopération pour empêcher les terroristes d’acquérir des armes, y compris par Internet  et les réseaux sociaux, tout en mettant l’accent sur la coopération au sein du système des Nations Unies, a expliqué le représentant.

Insistant sur la nécessité de mettre pleinement en œuvre les résolutions du Conseil, M. Aboulatta a dénoncé les « États voyous » qui violent ouvertement ces résolutions ou ne les appliquent, et a estimé que ces derniers doivent rendre des comptes.  Il a rappelé que son pays avait, dans le passé, eu à subir les conséquences de tels comportements.  L’Égypte restera engagée à être le fer de lance des engagements internationaux pour lutter contre le terrorisme dans le respect des droits de l’homme et de l’état de droit, a-t-il conclu.

 

 

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