16 octobre 2019 07:20

La 48e Conférence sur la sécurité à Munich

lundi، 06 février 2012 12:00

La 48e Conférence sur la sécurité à Munich s’est tenu du 3 au 5 février 2012, quelque 350 hommes politiques et experts issus de plus de 60 pays - parmi lesquels plusieurs chefs d’État et de gouvernement ainsi que des ministres des Affaires étrangères et de la Défense - discuteront des défis actuels en politique étrangère et de sécurité. L'Egypte participe avec une délégation éminente présidée par le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Kamel Amr.

Ses travaux

"La participation de la Russie à ce forum est traditionnelle. Lors de cette 48e édition de la MSC, l'essentiel de l'attention sera concentré sur la progression vers une communauté de sécurité dénucléarisée dans l'espace euro-atlantique, les conséquences régionales et internationales du "printemps arabe", les conflits "gelés" à la périphérie de l'Europe, les risques et défis dans le cyberespace et la prévention des conflits à cause de l'accès des hydrocarbures.

Les répercussions de la crise économique et financière, l’importance croissante de l’espace Asie-Pacifique en politique internationale et les bouleversements qui se sont produits dans le monde arabe comptent, cette année, parmi les thèmes phares de la 48e Conférence de Munich sur la sécurité (MSC). Les relations transatlantiques seront également abordées dans le cadre de la MSC.

La Conférence de Munich sur la sécurité 2012 tient à contribuer à établir des relations stratégiques étroites entre la Chine, les nouveaux centres du pouvoir dans cette région et la communauté de sécurité euro-atlantique.

Le diplomate Wolfgang Ischinger qui préside la conférence assure que «le forum n’est pas du tout une réunion annuelle du lobby militaire. La sécurité se donne une nouvelle dimension et englobe désormais la crise financière, l’énergie et le changement climatique».

En même temps, la nouvelle stratégie militaire des États-Unis et les relations Russie-OTAN prennent à nouveau le devant de la scène.

Le problème du bouclier antimissile continue à dominer les relations entre la Russie et ses partenaires occidentaux, notamment les États-Unis et les pays de l’OTAN. Mieux encore, il a été officiellement qualifié en Russie de problème clé de sa politique de sécurité.

Le président Medevedev a évoqué les mesures que la Russie sera obligée de prendre en l’absence de l’accord sur le bouclier antimissile commun avec les États-Unis.

 La conception d’une sécurité euroatlantique indivisible a été présentée à la 48e conférence de Munich sur les questions de sécurité.

Crée par un groupe d’experts de l’Initiative de sécurité euroatlantique avec la participation de l’ex-ministre russes des AE Igor Ivanov, elle contient des recommandations concernant le problème du bouclier antimissile.

Le document propose notamment de communiquer les données sur les tirs des missiles surveillés par les satellites otaniens et russes d’alerte aux stades précoces, les radars russes à Gabala et Armavir et le radar mobile américain TRY-2 aux deux centres d’opérations communs à Moscou et Varsovie d’où cette information sera transmises aux centres de commandement otaniens et russes qui décideront du lancement d’antimissiles: Aegis américains ou S-300 et S0400 russes.La Russie et l'OTAN doivent créer une Communauté de la sécurité.

Les participants à la Conférence de Munich sont persuadés qu'il est possible de créer un système de défense antimissile commun et soutiennent l'idée du président russe Dmitri Medvedev d'améliorer le système européen de sécurité, a, pour sa part, déclaré le président de la Conférence de Munich Wolfgang Ischinger.

Les pays participants

350 hommes politiques et experts issus de plus de 60 pays parmi lesquels 10 chefs d'Etat et de gouvernement ainsi que 40 ministres des Affaires étrangères et de la Défense.
Parmi les participants la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, et le patron du Pentagone, Leon Panetta.

La participation égyptienne

L'Egypte a participé avec une délégation éminente présidée par le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Kamel Amr, à la 48e conférence de Munich sur la Sécurité, qui doit clôturer ses travaux dimanche, sous des mesures sécuritaires renforcées.

Le ministre de la diplomatie a examiné la situation dans les pays du printemps arabe, le programme nucléaire iranien et les répercussions de la crise financière en Europe.Le secrétaire général de la Ligue Arabe, M. Nabil El Arabi, a également pris part à cette conférence.

En marge de sa participation à la Conférence de Munich sur la sécurité, le ministre des affaires étrangères, Mohamed Amr, a tenu une série d’entretiens de haut niveau, dès son arrivée, le samedi 4 février, à Munich, où il s’est entretenu avec la Secrétaire d’Etat américaine, le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, et les ministres des affaires étrangères de l’Australie, de l’Arménie et de la république Tchèque.

Le porte parole du ministère des affaires étrangères, conseiller Amr Roshdi, a déclaré que tous les responsables avec lesquels le ministre Mohamed Amr s’est entretenu, ont exprimé leurs condoléances à l'occasion des victimes du stade de Port Saïd, affirmant la solidarité de leurs pays avec le peuple égyptien vis-à-vis de cette catastrophe humaine qui a touché le peuple égyptien.

Le porte parole a ajouté que l’entretien du ministre avec la Secrétaire d’Etat américaine a porté sur l’examen de la situation des organisations de la communauté civile américaines travaillant en Egypte, où le ministre a affirmé qu'il incombe à toutes les organisations travaillant en Egypte, quelle que soit leur nationalité, d'adhérer à la loi égyptienne, quant aux procédures d’inscription et l’exercice de ses activités.

En ce qui concerne les deux instituts, démocratique et républicain et l’interdiction de permettre à leurs responsables de quitter le pays jusqu'à la fin des investigations avec eux, le ministre a affirmé que cette question est purement juridique et est traitée par les deux juges d'instruction égyptiens et que le gouvernement égyptien ne peut y intervenir, insistant sur la nécessité de respecter l’indépendance de la jurisprudence égyptienne.

Lors de son entretien avec le président de la Banque mondiale, le ministre a abordé la crise économique à laquelle fait face le pays, affirmant la solidité des bases de l’économie égyptienne, et que l’Egypte est seulement à l'encontre d’un problème de flux monétaire que surmontera l’économie égyptienne, si le budget général de l’Etat est soutenu.

Il a indiqué que maintes promesses ont été faites à l’Egypte pour soutenir l’économie, mais elles n’ont pas encore été réalisées. Il a également évoqué que l’Egypte est sur le point de parvenir à un accord avec le Fonds monétaire international, ce qui reflétera la confiance du Fonds en la stabilité de l’économie de l’Egypte.

Le ministre a affirmé que le gouvernement égyptien garantit tous les investissements étrangers en Egypte. De sa part, Zoellick a exprimé la disposition de la banque mondiale à soutenir les petites et moyennes entreprises en Egypte.

D'autre part, lors de son entretien avec son homologue tchèque Karel Schwarzenberg, le ministre a affirmé l’aspiration de l’Egypte à renforcer la coopération entre les deux pays dans les domaines de l’investissement et de l’activation du tourisme tchèque, ce qui a été salué par le ministre tchèque qui a affirmé son intention de visiter l’Egypte en avril prochain, à la tête d’une grande délégation d’hommes d’affaires et d'investisseurs pour examiner l’activation des investissements tchèques en Egypte.

Le porte parole a ajouté que les investissements et le tourisme vers l’Egypte étaient également à le tête des questions qui ont été examinées par le ministre avec son homologue australien, Kevin Rudd, qui a promis d’examiner positivement le soutien des investissements australiens en Egypte et d’intensifier les visites des délégations d'hommes d’affaires vers le Caire.

Lors de son entretien avec le ministre égyptien des affaires étrangères, le ministre arménien des affaires étrangères, Edward Nalbandian, a exprimé l’appréciation de son pays des relations historiques avec l’Egypte et de l’hospitalité dont jouit la communauté arménienne en égyptienne, affirmant l’intérêt que son pays accorde à la promotion de la coopération avec l’Egypte dans le domaine du tourisme, surtout après la poursuite du tourisme du charter de l’Arménie vers Charm el Cheikh, depuis novembre 2011.

 Apercu sur la conference

Fondée en 1962 comme "une réunion des responsables de la Défense" des pays membres de l'OTAN, la Conférence de Munich rassemble actuellement des hommes politiques, des diplomates, des militaires, des entrepreneurs et des chercheurs de plus de 40 Etats, dont la Russie, la Chine, le Japon et l'Inde.

Fondée dans le but d'examiner les menaces sécuritaires dans la région Europe/Atlantique, ensuite s'est élargie graduellement pour devenir l’une des plus importantes instances internationales qui traitent le système de la sécurité mondiale dans son ensemble

En outre, les questions concernant le terrorisme, la propagation des armes de destruction massive, les défis de la paix au Moyen Orient et les crises financières et économiques mondiales, en plus des principaux problèmes internationaux y sont habituellement examinés.

Organisée chaque année, la Conférence de Munich est devenue l'une des premières plateformes d'échanges internationaux sur la politique de sécurité.

Elle permet aux dirigeants de diverses nations et forces armées, de l'économie et du monde scientifique de mener des débats approfondis sur des sujets actuels ainsi que sur les défis à relever à l'avenir en matière de politique de sécurité.

 

 

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