23 février 2019 09:16

Bulletin des indicateurs économiques et sociaux

lundi، 11 avril 2016 11:12

Aperçu

C’est un bulletin mensuel sur une sélection d'indicateurs économiques, sociaux et sectoriels de la République arabe d'Egypte.

 Il commence par exposer les indicateurs macro-économiques (taux d'inflation, indicateurs monétaires, transactions avec le monde extérieur, indicateurs généraux du marché), puis relate les indicateurs de l'économie réelle (secteur des télécommunications et de l'information, secteur de l'énergie, secteur des transports, secteur de la construction), puis des indicateurs sociaux (le marché du travail, la population, la santé, et la sécurité sociale), et enfin la comparaison de l'Egypte avec certains États similaires en leurs économies par le biais de l'Egypte et les économies émergentes.

Le ministre des Finances émet une publication pour  l’élaboration du budget de l'exercice 2016/2017

Le ministre des finances, Hani Qadri, a publié une   circulaire relative à la préparation du budget pour l'exercice 2016/2017 pour en entamer la distribution sur l'organe administratif de l'État,  l'administration locale, et les instances publiques du service en respect aux règles fixées par la circulaire, et conformément aux principes de la politique  financière de l'État et les prestations constitutionnelles, notamment aux  secteurs de l’éducation, de la recherche scientifique et de la santé .

Selon le ministre des finances, le projet-loi du nouveau  budget sera soumis au Parlement dès l'achèvement de son élaboration et après  l'approbation du gouvernement et du Président Abdel Fattah al-Sisi, en vue de  le publier comme le premier budget émis par le Conseil après une absence de 5  ans au cours desquels le budget était émis par des décrets-lois républicains.

La politique financière de l'État dans la période à venir  est basée sur trois déterminants : 1) réaliser un taux de croissance  économique élevé et durable, en garantissant une répartition juste et efficace  des fruits de cette croissance, étant la clé principale du développement global  à moyen et à long termes ; 2) atteindre la stabilité financière et  économique en achevant les réformes financières et économiques structurelles,  pour renforcer la confiance en l'économie égyptienne, de manière à fournir les  ressources au financement des projets de développement et des programmes  sociaux et à assurer la durabilité de la politique financière ; 3)  augmenter les ressources des devises étrangères par l’application de politiques  économiques ambitieuses, mais prudentes, pour établir une zone financière servant de grand barrage de protection de l'économie égyptienne et de sa capacité à résister aux chocs extérieurs, à la lumière des troubles croissants dans la  région et dans le monde.

A propos des objectifs du nouveau budget, le gouvernement  vise à réaliser une cohérence entre croissance économique, emploi, protection  sociale, et amélioration des services de base d'une part, et politiques de  soutien de la durabilité financière de l’autre, reflétant les capacités et les  sources de financement disponibles à l'Egypte, intérieurement et extérieurement  pour atteindre tous ces objectifs d’une manière réaliste.

La politique financière et économique comprend un certain  nombre d'indicateurs cible au cours de l’exercice prochain, notamment de vraies  chances d'emploi durables, amener le taux de croissance économique entre 5% et  5,5%, baisser le taux de chômage à 10% contre 12,7% en Juin dernier, amener le  déficit budgétaire entre 9% et 9,5% du PIB et la dette publique entre 88% et  90% du PIB.

Le ministre a attiré l’attention sur la planification pour adopter  des politiques financières en vue d’accroître le taux d'épargne et  d'investissement, de mener des réformes économiques, et structurelles favorisant un climat financier, monétaire et institutionnel stable et  équitable, de finir les grands projets tels la bonification de 1,5 millions de  feddans, et le réseau de routes et de zones logistiques, d’encourager le  secteur privé à jouer un rôle clé dans la mise en œuvre et au financement de  ces projets, de réduire le fossé énergétique, de réaliser l’exploitation  optimale des ressources naturelles, d’appliquer une stratégie intègre pour le  développement industriel et agricole, et de développer les exportations non  pétrolières .

Quant au deuxième objectif du nouveau budget, il s’agit  de réaliser une meilleure justice dans la répartition des revenus et du  bénéficie des fruits de la croissance. Ainsi, le gouvernement poursuivra  l’action, pour parvenir à un développement durable, en adoptant des politiques équilibrées réalisant le progrès sur les deux plans économique et social à la fois, et qui soit ressenti par le citoyen dans sa vie quotidienne, en mettant  en ordre les priorités des dépenses publiques au profit de la grande base des  citoyens, assurant l'efficacité des dépenses et des politiques de distribution  plus efficaces et plus justes en termes géographique et de ciblage. 

Le ministre a souligné la tendance à maintenir un niveau élevé de dépenses publiques,notamment dans l’infrastructure pour faire un saut spécifique de niveau et de performance des services publics, à commencer par la santé, le logement social, le  transport, l'eau potable, le drainage, l'éducation et le développement des  quartiers champignons .

Pour le troisième objectif, il s’agit de poursuivre les  politiques de contrôle financier, pierre angulaire de la confiance en  l'économie, de réduire le coût du financement et des pressions inflationnistes,  de permettre davantage de financements bancaires au secteur privé pour étendre  ses activités, par la stabilité monétaire et le contrôle de la hausse des prix des articles et des services, l’amélioration de la balance de paiements et des  devises étrangères, établissant ainsi un climat stable et stimulant aux  entreprises et affermissant les pas de l'économie égyptienne sur la carte de  l'investissement mondial .

Sur les réformes inclues dans le prochaine budget, le ministre a signalé 8 mesures pour augmenter les recettes fiscales et non fiscales de l'État, en rapport avec les forces inexploitées de l'économie égyptienne, en prenant en considération l'équité et la participation des spectres de la société aux fruits des réformes économiques. 

Ces mesures, entre autres, assurent l'intégrité de l’application de la TVA, stimulent l’adhésion de l'économie informelle à l'égide de l'État, règlent la communauté fiscale, changent la culture fiscale dans la société, maintiennent les droits du  consommateur en encourageant l'émission des factures, augmentent l'efficacité et améliorent la performance fiscale comprenant la modernisation et le développement des systèmes d'information, la connexion entre les services de revenus, les systèmes d’examen, la collecte électronique, l’émise des décisions et les instructions qui assurent l’ajustement de la communauté fiscale, l’élargissement de la base fiscale en se concentrant sur l’empêchement de l'évasion fiscale, et l'amélioration de la performance des recettes fiscales de certaines activités, à commencer par les professions libérales et les impôts liés à l'activité du secteur financier .

Les mesures comprennent aussi l’achèvement des réformes  du système douanier pour protéger l'industrie nationale de la concurrence  illicite par la contrebande et le commerce injuste. Une nouvelle loi sur les  douanes est prévue pour simplifier et faciliter les mesures, réduire le coût et  le temps aux importateurs, automatiser les accès de la douane, activer les centres logistiques,  développer le système de la taxe foncière en complétant les accords de comptabilité, en particulier avec les ministères du pétrole et du tourisme, réviser la tarification d’un nombre de frais de développement qui n'ont pas été revus depuis des années, appliquer efficacement  le nouveau code de la richesse minérale, achever la légalisation de la situation des terres de la réforme agraire dont l’exploitation avait été  changée, et réformer les structures financières, et la performance des  organismes économiques, des entreprises du secteur des travaux et du secteur public, source d'hémorragie des ressources étatiques, pour qu’ils maximisent le rendement des actifs de l'État.

Il a révélé la tendance à étendre l'application du budget des 7 ministères de la santé, de la population, de l'enseignement, de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique, de l’habitat, des  services publics, et des agglomérations urbaines, de la solidarité sociale, des communications et de la technologie de l'information, et du transport.

Ces  secteurs sont choisis, car leur action est directement liée aux citoyens. Le projet de budget des sept instances sera publié pour en faire bénéficier les  autres organes administratifs, en vue de le généraliser dans toutes les  instances de l'État, consolidant ainsi  les mécanismes du contrôle  communautaire et parlementaire sur le budget.

Le ministre a signalé l’importance que les diverses instances publiques, en estimant les salaires, respectent les impératifs nécessaires au paiement des salaires et des indemnités, selon les fonctions  occupées, et l’impératif que les fonctionnaires encaissent salaires et primes, à travers la mécanisation et en rattachant l’encaissement à la carte nationale, et en interdisant tout paiement financier par le biais de l’agent  d’encaissement, outre le rattachement des nouvelles nominations aux besoins réels des instances, sur accord du Conseil des ministres et la fourniture du financement nécessaire par le ministère des finances, l'interdiction de tous  nouveaux contrats, en tenant compte de respecter le pourcentage des 5% réservés  aux personnes ayant des besoins spéciaux, à chaque nouvelle nomination.

A propos des régulations du deuxième chapitre, relatif à  l'achat d’articles et de services pour l’appareil administratif de l'État,  elles comprennent la rationalisation des dépenses publiques sans affecter le niveau de performance, ni les exigences des travaux, en restant loin de tout aspect somptuaire et des fins sans lien avec l’action des instances ou leurs objectifs. Elles tiennent compte de la maintenance, étant la base de la préservation des capacités productives, de la rationalisation des dépenses des  cérémonies, en en considérant l’attribut dans le budget comme une limite à ne  pas dépasser.

Les régulations stipulent aussi de bénéficier du stock, de manière à n’allouer aucun crédit pour acheter des articles disponibles dans les entrepôts. Une coopération aura donc lieu avec l’organisme des services gouvernementaux pour créer une base d’informations du stock et définir les besoins des différentes instances publiques.

Sur le chapitre 3, relatif aux intérêts des prêts  publics, le ministre a affirmé la nécessité de l’engagement des instances publiques aux taux d'intérêt en vigueur sur le marché sur les prêts, en calculant le montant de la charge financière de chacun, en insistant sur l'engagement de chaque instance au paiement à échéance et sans attendre l’avis de la Banque centrale.

La circulaire comprend également les régulations du  chapitre relatif aux subventions, dons et avantages, notamment la nécessité que  les instances publiques définissent les crédits exigés pour leurs projets  d'aide sociale, en espèces ou en nature, avec l’engagement de ne placer aucun  fonds dans les banques ou dans les comptes créditeurs afin que le ministère des finances puisse suivre le mouvement effectif des dépenses au cours de  l’exercice.

Pour les investissements publics, il est nécessaire de  coordonner entre les instances publiques et le ministère de la planification,  du suivi et de la réforme administrative, pour le plan à moyen terme, entamé en  2014 et qui prend fin en 2017, en se concentrant sur les projets réalisés à 75%  de leur coût total, en joignant les études de faisabilité des nouveaux projets  prévus, en s’attachant à la l'autonomie, à la fabrication locale, et au  meilleur rendement du capital investi, sans conclure d’accord sur des prêts ni  des facilités de crédit extérieurs pour financer des projets d'investissement,  sauf sur coordination avec le ministère de la planification, en veillant à  l'absence d'alternative locale, et que les coûts attribués aux projets soient  suffisants et réels.

Les régulations exigent également d’interdire tout crédit  pour étendre des projets d'investissement établis et ayant des potentiels  inexploités, tout crédit pour des recherches ou des études liées aux primes de  toute nature, pouvant servir de porte-arrière pour primer les employés, en  tenant compte de la dimension sectorielle en distribuant les composantes de  l'investissement en nature et financièrement sur les principales activités  économiques, et de la dimension spatiale pour garantir le profit de la plupart  des gouvernorats de la république. Pour les donations, il faut en limiter les  dépenses aux projets de développement, de manière à les interdire pour payer  des primes ou des consultations, ou pour acheter des véhicules et des  équipements.

Parmi les régulations innovées, la nécessité de tenir compte  des décisions du comité ministériel relatif au dossier de la sécurité des  bâtiments gouvernementaux, concernant les besoins de les  sécuriser contre  le risque d’incendie .

La circulaire comprend également des régulations que les  instances publiques doivent prendre en compte lors de l’estimation de leurs  recettes attendues au prochain exercice afin d'évaluer le montant des recettes  à la lumière des celles effectives reçues au cours des 3 derniers exercices.

La circulaire exige également que les instances publiques  soumettent un décompte de leurs fonds et comptes, déterminent les ressources et  les dépenses et s’engagent à virer tout compte bancaire lui appartenant au  compte uni du Trésor de la Banque centrale.



 

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