22 octobre 2019 02:20

Le Comesa

mercredi، 16 septembre 2009 12:00

'COMESA'

L’union douanière

Nouvelle mutation du COMESA au Sommet de Kigali Juin 2005

Dernièrement, les conférences africaines se sont succédées partout dans le continent noir, reflétant le traitement africain avec la tendance manifestée par le monde à l’égard de la complémentarité économique.

Ces conférences visaient l’atteinte davantage de développement économique et humain, la lutte contre la pauvreté et les maladies endémiques, et le règlement des conflits civils ou frontaliers.

Le Sommet des Etats de l’Est et du Sud de l’Afrique, connus sous le nom de COMESA, s’est tenu dans la capitale ruandaise Kigali, les 2 et 3 juin 2005.

Les chefs et les représentants de 21 Etats membres du Groupe participèrent à ce Sommet, et discutèrent les moyens de promouvoir la complémentarité régionale, et d’encourager le commerce et les investissements interétatiques à l’intérieur et hors du COMESA. Ils posèrent les principes nécessaires pour que l’union douanière entre les Etats membres du COMESA entre en vigueur dans 4 ans.

Le Sommet de Kigali a fixé comme délai, Décembre 2008, pour la création de l’union douanière prévue.

En plus de l’examen des questions reliées à la paix dans les régions des conflits (et particulièrement dans la région des Grands Lacs), le Sommet a discuté les problèmes concernant les relations commerciales et les investissements, la création d’un climat attirant aux investissements étrangers dans la région, et l’élaboration de plans pour affronter les défis qui surgissent à ce propos, telle l’augmentation des prix de l’énergie et du transport.

Le Sommet a accordé une importance particulière au rôle vital du secteur privé peut jouer dans le processus du développement économique, la complémentarité régionale et l’augmentation du volume du commerce. Il a proposé, en outre, le problème de l’emploi idéal des ressources naturelles du continent, la limite de l’importation des matières alimentaires, et la modernisation de la production agricole.

* Principaux résultats du Sommet de Kigali de juin 2005 :
A la fin de ses réunions, le Groupe d’Etats du COMESA a convenu de créer une union douanière en décembre 2008, prévue d’imposer des taxes sur les articles provenant de l’extérieur du COMESA.

Selon le communiqué de clôture, cette union aboutira à l’augmentation de 25% l’échange commercial entre les Etats membres. Ce communiqué encourage les Etats, non encore membres du libre échange, de joindre prélude l’union douanière, de s’empresser de s’y intégrer avant la fin de 2005.

Il est à noter que les tentatives d’étendre la zone de libre échange aux Etats du continent se heurtent aux craintes de quelques Etats membres, de perdre les recettes douanières et les craintes des hommes d’affaires, de l’effondrement de leurs industries fragiles ou se trouva privées de protection et exposées à la compétition avec d’autres Etats.

Les Etats membres du COMESA ont convenu, durant le Sommet de Kigali, à l’adhérence immédiate de la Libye au Groupe pour devenir un des 22 Etats membres.

Au Sommet de Kigali, l’Egypte a insisté sur sa participation à la réalisation des objectifs de la politique égyptienne extérieure, relative au continent africain, et qui s’intéresse à cerner et à régler les conflits, convaincue que la stabilité, la sécurité et la paix sont les principaux éléments de la réalisation du développement désiré.

L’Egypte a, par conséquent, placé toutes ses capacités au service des problèmes de la paix dans les Etats du COMESA, dans le centre du Caire, fondé par l’Egypte en 1995 pour entraîner les cadres africains civils et militaires sur les moyens de gérer les crises et de sauvegarder la paix.

L’Egypte a, d’autre part, présenté à nouveau son initiative annoncée à Abouga devant le Sommet de l’Union africaine en janvier 2005, concernant la création, au Caire, d’un centre pour la lutte contre les maladies endémiques et contagieuses, tel le Sida, vu l’attachement de l’Egypte à la sauvegarde du potentiel humain, à la santé du citoyen africain, but et principal axe de développement.

Il est à noter que le Ier Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du COMESA s’était tenu en décembre 1994 à Lilongwe, capitale de Malawi. Les chefs y avaient souligné que la création du COMESA avait pour objectif de réaliser le développement durable des Etats membres, en s’appuyant sur le patrimoine pour le financement du développement, en créant une zone de libre échange en l’an 2000 (cela a été réalisé), et une union douanière au début de 2004 (cela a été ajourné à 2008), comme prélude à la création d’une union de paiement qui s’achève par la création d’une unité monétaire et d’une devise unifiée aux fins de parvenir à une union économique totale.

La superficie du COMESA est de 12,4 millions de km2, soit l’équivalent de 41% de la superficie de l’Afrique, et sa population totale est de 380 millions d’habitants, soit plus de la moitié du total des habitants du continent qui se chiffrent à plus de 750 millions.

En dépit de l’assurance des capacités et des avantages, relatifs aux Etats membres du COMESA, soit par rapport à la position stratégique ou aux richesses naturelles, le volume du commerce garde un niveau bas, en raison de quelques obstacles et défis sur le plan politique ou économique.

Sur le plan économique, il existe des difficultés de transport, de communication et d’absence de lignes de transport directes entre les Etats membres, parfois même le transport s’effectue via l’Europe.

D’autre part, le retard des institutions bancaires, la rareté des devises étrangères et du financement entravent le succès des opérations d’exportation et d’importation, en plus de l’absence ou de la faiblesse de la structure des informations, surtout en ce qui concerne la commercialisation entre les Etats du Groupe, d’où l’effet négatif sur l’activité du secteur privé.

Sur le plan politique, quelques Etats du Groupe souffrent toujours des guerres civiles (Rouanda, Burundi, Congo, Soudan), ou de conflits frontaliers (Erythrée - Ethiopie, Ouganda - Kenya, Malawi - Zambie) Toutefois, ces difficultés ne réduisent pas l’effort déployé par les Etats du Groupe pour faire face à ces obstacles, et chercher à les régler et à les surmonter.

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