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Les Arts Plastiques

Histoire de l'art plastique en Egypte

mercredi، 16 septembre 2009 12:00

Les Egyptiens ont connu l’art plastique dès les époques les plus reculées de l’histoire. Les statues des rois, les tableaux peints et gravés reflètent des conceptions techniques mises au service de sites des dieux, des rois et des morts. 

Les anciens arts égyptiens tels la sculpture, le dessin et la gravure étaient étroitement liés à l’architecture et s’étaient employés collectivement à la décoration des temples et des tombes.
Sous l’époque pharaonique, la statue jouait un rôle majeur dans la tombe : Elle permettait à l’âme, le « Ka » ,de repérer les traits de la personne décédée pour la rejoindre à l’au-delà. 

L’art de la sculpture s’est épanoui sous l’empire ancien, moyen et moderne et plusieurs statues nous en donnent une preuve évidente. 
Pour les Egyptiens, la taille des statues était l’indice de la position sociale si bien que la statue du pharaon pesait souvent plusieurs tonnes et ses dimensions dépassaient de loin les dimensions naturelles. 

La civilisation de l’ancienne Egypte a offert à l’humanité diverses formes architecturales exceptionnelles : des temples, des barrages, et des tombes royales représentée par les pyramides dont le nombre dépasse les 110.

A l’arrivée d’Alexandre le Grand au Caire, l’art égyptien, influencé par l’art grec, avait  adopté les couleurs et le style grecs qui étaient fortement influencés par la mythologie grecque. 

Les statues précisèrent les traits du visage et du corps humain avec leurs détails, consacrant ainsi l’art hellénique. Cette nouvelle méthode persista jusqu’au 1er siècle ap.J.C. 
Sous l’époque grecque, les constructions architecturales se développèrent et se cristallisèrent par le phare d’Alexandrie, 3ème merveille du monde. 

Au cours de la civilisation copte, le tissage, art trop répandu persista sous le règne islamique qui vit se déployer l’industrie des textiles et des tapis luxueux de haute qualité.

La civilisation copte s’est focalisée également sur deux genres de sculpture, le premier est celle des stèles de la tombe en pierre calcaire dont la partie supérieure est triangulaire et animée par la photo du défunt et la date de sa mort. 

Le deuxième genre est la corniche ornementale en saillie au dessus ou au dessous des murs et utilisée dans les églises et les monastères.

L’artiste de l’époque islamique, s’est consacré à reproduire des formes végétales, animales et techniques faisant preuve d’un caractère inventif qui assure une touche attractive dépassant les limites du temps, du lieu, de la langue, de la culture et de la doctrine. 

Parmi les aspects distinctifs de cet art figurent l’abstraction, l’harmonisation, le respect des règles mathématiques qui régissent l’univers. La sculpture n’était pas trop adoptée durant l’ère islamique aussi n’a-t-on trouvé que quelques statues non sculptées mais moulées dont la plupart représentait des animaux tels le lapin et la gazelle. 

L’architecture a joui par contre d’un intérêt particulier sous le règne islamique surtout dans la construction des mosquées, des écoles, des citadelles, des palais, des bastions et des maisons.

L’industrie de la verrerie des « Mouchrabias » et l’art de l’arabesque étaient également très répandus à cette époque et il existe encore des modèles de pot en verre transparent parfois trop petits avec des détails minutieux. 

Sous l’époque toulonnaise en Egypte, l’art de la poterie gagna une grande célébrité et les riches possédaient des vases en porcelaine à reflet métallique au lieu des vases en or ou en argent. Le plâtre était énormément utilisé à l’aménagement des décors et devint par conséquent une matière indispensable au style islamique. Les Fatimides ont excellé dans la peinture et la reproduction de la nuance à degré jamais atteinte auparavant. 

Sous leur époque, les Fatimides dessinaient souvent l’homme et l’animal sur leurs monuments et le meilleur exemple nous est donné par les gravures qui ornent les murs du Hammam fatimide au vieux Caire. 

A l’avènement de l’époque fatimide, les décorations du verre ne différaient guère de celles de l’époque toulonnaise, mais elles ont vite évolué pour gagner un caractère spécifique.

Le verre à ornements de reflet métallique devenait une industrie de grande valeur artistique et les Fatimides ont utilisé le cristal de roche [le quartz] dans la fabrication des coupes, des cruches, des boites, des assiettes, des tasses et des bouteilles. 

Parmi les industries minutieuses qui ont gagné une grande célébrité sous les Mamelouks, celle de la mosaïque qu’on retrouve en abondance dans les sanctuaires, et  au bas des murs des mosquées. 

L’époque des Mamelouks s’est caractérisée par l’épanouissement de l’écriture « Naskh » dans l’écriture du Coran et qui a atteint une grande valeur. Cette écriture était également un facteur d’ornementation des pièces antiques métalliques, de la porcelaine, de l’ivoire ou des textiles. 

La renaissance artistique moderne de l’Egypte s’était liée à quelques facteurs et considérations qui ont façonné d’emblée la pensée et l’esprit en lui inculquant un sens national très élevé. 

La promotion des arts et notamment celle de l’art plastique faisait partie de l’essor culturel en général et devenait un moyen d’expression et un facteur du mouvement national égyptien aux fins de l’indépendance et du progrès. 

D’aucuns des pionniers de l’art plastique en Egypte n’avaient eu de rôle aussi important que celui des avant-gardes du rayonnement intellectuel, surtout que leurs rôles s’étaient confirmés par la contribution tangible à la lutte nationale pour la liberté, l’indépendance et l’identité nationale. Parmi les principaux artistes figurent : Mahmoud Saïd, Mahmoud Mokhtar, Youssef Kamel, Ragheb Ayad, Mohamed Nagui et autres. 

Par la suite se succédèrent des groupes intéressés à l’art plastique. En 1928 : « Le groupe de l’imagination » fondé par Mahmoud Mokhtar, en 1929 : »Le groupe des amateurs des beaux arts à Alexandrie », en 1932 : « Le complexe égyptien des beaux arts » par Mohamed Sedki, en 1936 : « La ligue des artistes égyptiens ». 

Dans les années 40, le « Groupe de l’art et de la liberté » fut fondé et  comprit  parmi ses membres Fouad Kamel, Ramsès Youann et Georges Henein et en 1948 le groupe de l’art moderne créé, incluait Gamal El Seguini, Salah Youssri et Mohamed Hamed Oweiss. En 1950, quelques artistes pionniers ont créé le groupe de la « Palette » qui comprend entre autres Mohamed Hassan et  Ragheb Ayad. 

En 1953 : Le groupe qui a le plus résisté a été celui de « l’Atelier du Caire » fondé par Mohamed Nagui et Ragheb Ayyad. 

En 1964 : « L’association de la mosaïque de la montagne » s’est formée grâce à Omar El Nagdi, artiste de la deuxième génération de l’art du Graphique. 

En 1981 : « L’association de l’axe » fondée, comprenait 4 artistes : Ahmed Nawar, Abdel Rahman El Nachar, Farghali Abdel Hafiz, Mostafa El Razaz qui sont tous des pionniers du mouvement actuel de l’art plastique.

Ces associations artistiques ont nettement participé à l’exposition de l’art plastique égyptien, à sa large divulgation et ont défini les aspects saillants du mouvement contemporain. 


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