21 juillet 2019 03:23

La Musique et la chanson

La musique et la chanson en Egypte

mercredi، 16 septembre 2009 12:00

Depuis la première dynastie en l’an 3.400 av.J.-C., la société accordait à la musique et au chant un grand intérêt. Selon les prêtres, les grands hommes d’Etat et à leur tête le dieu pharaon attachaient un vif intérêt à la musique et au chant vu leur importance dans les rites, les cultes, les cantiques et les prières religieuses.

Les pharaons réservaient à la musique un grand estime, et assignaient aux prêtres la responsabilité de cet art.

D’où la haute vénération réservée à la musique et à la chanson. La musique légère était interprétée dans les palais des rois. La majorité des troupes musicales était formée de duetto.

La musique arabe a traversé plusieurs étapes. El Kanady et El Faraby nous ont laissé un grand nombre de documents relatant les doctrines scientifiques empruntées des anciennes civilisations [grecque et perse] et évoluées par la suite pour aboutir aux gammes de la musique arabe.

 Au début du 19ème siècle, et sous l’expédition française en Egypte, les savants ont enregistré dans le livre “Description de l’Egypte” quelques formes musicales sans notes.

A la fin du siècle, Abdou Al Hamouly et Mohamed Othman ont essayé de présenter une musique locale.

Au début du 20ème siècle, le théâtre lyrique prit naissance sous le parrainage de Salama Hegazi qui présentait des pièces du théâtre mondial et les alimentait de poèmes arabes.

La musique arabe a totalement changé avec Sayed Darwich qui a réalisé une véritable évolution en abordant de nouvelles formes  de la musique  populaire locale tout en composant la musique conformément aux méthodes modernes.

Des musiciens talentueux comme Al Kassabgi, Zakaria Ahmad et Rïad Al Sombati ont succédé à Sayed Darwich.

Au 20ème siècle, quelques chanteurs doués dont Mounira Al Mahdeya, Fatheya Ahmed, Mohamad Abdel Wahab, Om Kalsoum, Asmahan, Leila Mourad, Abdel Halim Hafez ont brillé. .Queques compositeurs ont laissé un impact inoubliable à l’exemple de Mahmoud El Chérif , Farid Al Attrache, Kamal Al Tawil, Mohamed El Moguy, Mohamed Fawzi, Baligh Hamdy, Sayed Mekawy.

L’évolution technologique survenue dans la musique eut une forte impression sur beaucoup de faits. L’activité théâtrale a retrogressé, le film cinématographique l’ayant remplacée ainsi que la radio et les disques.

 Le nombre de spectateurs des fêtes publiques a baissé, bien que ces fêtes aient été une des caractéristiques de la vie artistique au Caire.

Vers la moitié du 20ème siècle “Le conservatoire” créé, permit la formation de quelques interprètes,et de chefs d’orchestres compétents et habiles.

L’enseignement musical dans les écoles chercha à rehausser le goût musical parmi les diverses masses populaires.

Cette période a été témoin de la renaissance de la chanson patriotique et du patrimoine musical. Abdel Halim Nouéra  créa l’orchestre de la musique arabe du Caire et Mohamed Afifi la chorale de Sayed Darwich à Alexandrie.

A la fin du siècle face,au rythme accéléré de la vie dans tous les domaines et les goûts différents de la nouvelle génération, les gammes rigides ont été atténuées.

Plusieurs personnes ont acquis une grande notoriété dont: Ammar El Chereï, Omar Khairat, Yasser Abdel Al Rahman.

Dans les dernières années, les chansons vidéo-clips sont devenues très en vogue surtout sur les chaînes terrestre et spatiales.

Des chansons comme celles de Amr Diab se sont caractérisées par l’expression sentimentale, Mohamed Mounir s’est distingué par sa voix sensible et par ses chansons remarquables. D’autres chanteurs ont acquis une grande réputation à l’exemple de Aly Al Haggar et Hani Chaker.

La musique du “Jazz” s’est propagée plus vite que la musique classique. Elle a attiré un grand nombre de fans. Le musicien le plus connu est Yehia Khalil.


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