15 décembre 2019 10:45

Les relations égypto-britanniques

jeudi، 16 décembre 2010 12:00

La Grande-Bretagne occupa l'Egypte au cours de la période allant de 1882 au 1952. Depuis L'éclatement de la révolution de 1952, les relations tendues entre les deux pays s'étaient terminées par l'agression tripartie contre l'Egypte en 1956. Ces relations se sont améliorées après la guerre de 1973. L'ex-président  a effectué sa première visite officielle en Grande Bretagne en 1991, considérée comme un enracinement des traits caractéristiques d'une nouvelle ère, basant sur le dialogue et la discussion.

Les points suivants mettent l'accent sur le développement des relations entre les deux pays:

1- Les relations politiques:

• Les relations politiques entre les deux pays sont profondes, car la Grande Bretagne considère l'Egypte comme l'un des piliers fondamentaux pour l'établissement de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient, d'importance vitale aux intérêts britanniques.

La Grande Bretagne a joué un rôle soutenant aux revendications du peuple égyptien lors de la Révolution du 25 janvier. Les déclarations fermes du Premier ministre britannique, David Cameroun, dans lesquelles il a mis l'ex-président en garde contre la perte de sa crédibilité en cas de la poursuite des actes de violence contre les manifestants, ont été le meilleur exemple.

Il a affirmé que l'Egypte doit adopter des mesures transparentes et crédibles sur la voie de la démocratie, car celles, adoptées par l'ex-gouvernement égyptien n'ont pas réalisé les aspirations du peuple égyptien à la liberté.

Il a également encouragé les chefs européens à soutenir la transmission pacifique du pouvoir en Egypte.

Les visites mutuelles:

L’Égypte a reçu une invitation pour participer à la conférence américaine africaine prévue à Addis-Abeba du 2 au 4 juin 2014 a déclaré mardi l'ambassadeur d’Égypte en Éthiopie.

Placé sous le thème de la Conférence ministérielle des États-Unis et de l'Afrique sur l'énergie la conférence se penchera sur les moyens de promouvoir le développement durable en Afrique dans le domaine de l'énergie nouvelle et renouvelable par des échanges d'expériences, le soutien des gouvernements et le secteur privé et l'initiative du président américain sur le développement des ressources de l'énergie au niveau du Continent africain.

L’Égypte a pris la décision d'y participer malgré la suspension de ses activités du continent africain et le ministère des affaires étrangères a multiplié ses efforts pour amener les parties concernées à adresser l'invitation l’Égypte, a déclaré le diplomate.
Le ministre des Affaires étrangères, Nabil Fahmi, a prononcé une allocution devant le symposium organisé par le centre de recherches britannique "Chatham House" sur la dénucléarisation de la région du Moyen-Orient.

Selon des déclarations du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, M.Badr Abdelatty, M.Fahmi a réitéré dans son mot, l'importance capitale accordée par l'Egypte à ce dossier, ainsi que l'importance du rôle assumé par elle dans le domaine de la dénucléarisation.

Le chef de la diplomatie a également évoqué les efforts égyptiens et internationaux déployés en faveur de la dénucléarisation de la région et les difficultés entravant une entente nationale en ce sens.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Nabil Fahmi, s'est entretenu avec le Conseiller à la Sécurité nationale du Premier ministre britannique, Sir Kim Darroch, de questions régionales dont les développements de la cause palestinienne, la crise syrienne et la situation politique et sécuritaire en Libye.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a déclaré que la rencontre de M.Fahmi avec sir Darroch avait porté sur le terrorisme auquel fait face l’Égypte, les étapes de la feuille de route et les préparatifs en cours en prévision de l'élection présidentielle.

M.Darroch a exprimé le soutien total de son pays à la feuille de route annoncée le 3 juillet 2013.
Le président Mohamed Morsi a reçu, le 11/9/2012, le secrétaire au Foreign office William Hague, en visite en Egypte.

Les relations bilatérales, la crise syrienne en sus des développements au Proche-Orient et la cause palestinienne étaient au menu de l'entretien.

Ont assisté à cette entrevue, le ministre des Affaires étrangères Mohamed Amr et l'ambassadeur du Royaume-Uni au Caire.

Le secrétaire au Foreign office, William Hague a remis une invitation de la part du premier ministre britannique David Cameron au président Mohamed Morsi pour visiter le Royaume-Uni.

Lors d'un entretien avec M. Hague en visite au Caire, le président a promis de répondre à l'invitation dans les meilleurs délais.

Le secrétaire au Foreign Office, William Hague a salué "le discours ferme" prononce par le président Morsi à Téhéran sur la conjoncture en Syrie et s'est félicité des efforts déployés par l'Egypte et la Ligue Arabe avec l'opposition syrienne.

Dans des déclarations faites au terme de sa visite au Caire, M. Hague a affirmé que son pays œuvrait, via Wilton Park, à établir un partenariat avec le ministère égyptien des affaires étrangères en vue de tenir des conférences internationales en Egypte pour examiner les sujets d'ordre politique.

Ce partenariat, a-t-il précisé, sera de nature à nouer un dialogue reposant sur une connaissance des questions d'ordre régional et international et créer une voix proche-orientale influente à l'échelon des affaires étrangères.

M. Hague a souligné que l'Egypte occupait une place de poids au Proche-Orient et en Afrique du Nord mettant l'accent sur la coopération étroite entre les deux pays vis-à-vis des questions d'ordre politique dont la situation tragique en Syrie.

La visite du Premier ministre britannique, David Cameroun, en Egypte après la Révolution égyptienne :

Le Premier ministre britannique, David Cameron, a effectué le 21 février 2011, une importante visite en Egypte au cours de laquelle il s'est entretenu avec le président du Conseil suprême des forces armées, le maréchal Hussein Tantawy, l'ex- Premier ministre Ahmed Chafik et quelques représentants des manifestants à la place d'El Tahrir.

Lors d'une conférence de presse, le Premier ministre britannique a mis l'accent sur

1- Le soutien de la Grande Bretagne à la transition pacifique du pouvoir militaire à un autre civil et démocratique au cours de la prochaine période.

2- sa rencontre des représentants du gouvernement afin de les interroger sur les calendriers nécessaires pour achever le processus de transition du pouvoir.

3- sa rencontre avec des représentants des mouvements démocratiques afin de savoir leur point de vue sur le processus de transition.

4 – son encouragement à la levée de l'état d'urgence, à la libération de tous les détenus politiques et à l'adoption des nouvelles mesures afin que le gouvernement intérimaire comprenne des membres des partis d'opposition.

5 – sa rencontre avec des représentants des jeunes de la Révolution au cours de laquelle ils ont discuté franchement sur les changements, qu'ils veulent mettre en œuvre dans leur pays.

Interrogé pour savoir s'il se rencontrait avec la Confrérie des Frères musulmans au Caire, Cameroun a dit non, mais il a rejeté que l'Egypte et ses voisins arabes font face à un simple choix entre l'autocratie et le terrorisme islamique.

Les relations culturelles et touristiques:

L'Egypte est étroitement liée à la culture anglo-saxonne, étant donné que l'Anglais est la première langue dans un grand nombre des écoles et des universités égyptiennes.

L'Egypte envoie toujours des missions scientifiques aux universités britanniques pour obtenir les études supérieures dans les différents domaines scientifiques et culturels.

Le Centre culturel britannique joue un rôle important dans la diffusion de la culture et de la langue anglaises en Egypte. Il existe un échange des délégations artistiques entre l'Egypte et la Grande Bretagne, y compris : la visite, effectuée, le 13/12/1990, par la troupe du Théâtre royal britannique en Egypte pour présenter ses spectacles classiques à l'opéra égyptienne.

Le 24 février 1992 : au cours de sa visite à Londres, l'ex-ministre de la Culture, Farouk Hosni, a signé un accord de coopération culturelle, environnementale et éducative avec la Grande-Bretagne, y compris : l'augmentation des bourses éducatives et des recherches nécessaires pour la modernisation technologique en Egypte en échange que la Grande Bretagne accueille les activités artistiques et culturelles égyptiennes.

En 1992 : L'ex ministère britannique des Affaires étrangères a consacré une somme de 1,2 millions de Livre sterling pour envoyer 100 étudiants égyptiens à des bourses éducatives au Royaume-Uni.

Le 19 novembre 1992 : plus de 175 hommes d'affaires britanniques se sont arrivés en Egypte pour visiter les sites touristiques de Louxor et d'Assouan. Ils ont rendu hommage à au bon traitement des Egyptiens.

Le 19 novembre 1992 : l'Exposition du découvreur de la tombe de Toutankhamon, "Howard Carter", a été inaugurée.
• L'Université britannique en Égypte a contribué à approfondir les relations étroites entre les deux pays.

Les relations scientifiques:

En 1981, L'Egypte et la Grande-Bretagne ont signé un mémorandum d'entente, concernant la fondation des installations nucléaires pacifiques et l'augmentation de la coopération dans les domaines de l'énergie renouvelable et solaire- (il est connu que l'Egypte et la Grande-Bretagne ont signé en 1984 un accord de coopération bilatérale dans les domaines de l'électricité et d'énergie non-traditionnelles, y compris : la formation des techniciens égyptiens dans le domaine du fonctionnement des centrales).

Les relations militaires

- Les officiers égyptiens reçoivent plusieurs cycles de formation en Grande-Bretagne.

- La société britannique fournit les aides techniques nécessaires à l'Organisme arabe pour l'industrie, tout en confirmant l'atmosphère de sécurité, dont jouit l'Egypte.

 Les relations économiques

- Le volume des investissements britanniques en Egypte a atteint plus de 20 millions de Livres sterling, consacrés au financement de 11 nouveaux projets dans les zones libres. La Grande Bretagne a offert également plus de 500 millions de Livres sterling pour améliorer des réseaux d'eau en Egypte. La Grande-Bretagne a également financé le projet de la bonification des terrains désertiques à l'Ouest Nobariya, nécessitant plus de 160 millions de L.E pour commencer sa production alimentaire, et le projet d'Abouzabal pour la production des engrais, considéré comme l'un des plus grands projets exécutés par la Grande-Bretagne en Egypte.

L'Egypte est considérée comme la base principale des projets économiques et commerciaux britanniques au Moyen-Orient, car elle constitue l'un des dix plus importants marchés pour la Grande-Bretagne dans le monde.

Après son accès au pouvoir en Grande Bretagne, le Gouvernement travailliste a déployé des énormes efforts pour activer les relations économiques entre l'Egypte et la Grande Bretagne à travers :

Premièrement: L'octroi de neuf mandats à la Chambre égypto-britannique pour gérer les programmes financés par la Grande Bretagne, à savoir :

1. Organisation des tables rondes entre les hommes d'affaires égyptiens et britanniques pour discuter et suivre tous les chances d'investissement.

2. Elaboration des programmes concernant la modernisation.

3. La restructuration des organisations économiques, dirigées par le gouvernement britannique en Egypte.

4. Exécution des projets de la banque des informations et du réseau de l'Internet.

Deuxièmement: Fondation du Conseil d'affaires égypto-britannique dans chacun des deux pays afin d'activer la coopération économique.

Troisièmement: Encourager la Grande Bretagne à relancer les positions européennes à l'égard du partenariat égypto-européen.

Quatrièmement : Encourager la Grande Bretagne à s'opposer aux mesures protectionnistes, adoptées par certains pays européens contre les exportations égyptiennes.

Cinquièmement: Encourager le Gouvernement travailliste à accorder une importance particulière à l'Egypte, vue sa position stratégique au Moyen-Orient, en Afrique et au Bassin méditerranéen.

Le volume total des investissements britanniques en Egypte a atteint 18 milliards de dollars en 2003.

Dans son allocution prononcée le 15 septembre 2006 devant les participants à la Conférence de l'Euromoney, l'ex Premier ministre, Ahmed Nazif, a confirmé que le volume des investissements britanniques en Egypte a atteint plus de 18 milliards de dollars en 2005, ainsi que le volume du libre échange a atteint 3 milliards de dollars au cours de la même période.

Le 21 Janvier 2009 : L'ex-ministre du Commerce et de l'Industrie, Rachid Mohamed Rachid, a tenu une réunion importante avec les membres du Conseil égypto-britannique pour examiner les moyens d'augmenter le commerce et les investissements communs entre les deux pays afin de faire face aux répercussions de la crise mondiale actuelle.

Il a indiqué qu'il existe plusieurs opportunités de coopération économique entre l'Egypte et la Grande Bretagne dans les domaines de l'énergie, des ressources humaines, des institutions financières, d'infrastructure et du commerce intérieur, tout en mettant l'accent sur la nécessité de renforcer cette coopération par l'élaboration davantage des projets communs et l'augmentation des taux du commerce entre les deux pays.

Lors de cette visite, un protocole de coopération a été signé entre la Fédération égyptienne des industries égyptiennes et quelques organisations du travail afin d'entraîner la main-d'œuvre égyptienne sur les nouveaux moyens technologiques mondiaux.

Dans le domaine de la Technologies des informations

Plusieurs accords ont été signés entre les compagnies égyptiennes et britanniques dans le domaine de la technologie des informations. Ces accords permettent aux compagnies égyptiennes d'exporter leurs services technologiques vers les marchés africains, européens et du Golfe.

 

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