09 décembre 2019 03:19

Communiqué de Monsieur le Président / Abdel Fattah al-Sisi

lundi، 01 février 2016 12:00

Rapport du Comité des Chefs d'Etat et de gouvernement africains sur le changement climatique (CAHOSCC par acronyme en anglais)
Addis-Abeba - 31 Janvier, 2016
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

* Son Excellence le Président / Idriss Déby, Président de la République du Tchad et président de l'Union africaine
* Excellences, les Chefs d'Etat et de gouvernement
* Madame la Présidente de la Commission de l'Union africaine
* Mesdames et Messieurs,

Je suis heureux de soumettre aux Chefs d'Etat et de gouvernement africains le rapport du Comité des africain sur le changement climatique, lequel vient au terme des travaux de la vingt et unième session de la Conférence des pays parties de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique, venue comme un point tournant et charnière de l'adoption de l'Accord de Paris sur le renforcement des mesures et des efforts mondiaux pour affronter les effets et les répercussions du changement climatique.

Le rapport du Comité aborde trois thèmes principaux concernant l'évaluation des résultats de la Conférence de Paris sur le climat et les développements relatifs à l'initiative africaine pour l’adaptation et l'initiative africaine pour l'énergie renouvelable, et ce à la lumière de la décision émise par le dernier sommet de l'Afrique à cet égard.

Mesdames et messieurs

L'Egypte a tenu à renforcer la concertation et la coordination entre les pays africains lors de la préparation à la Conférence de Paris sur tous les plans, dont le présidentiel. La réunion récente du Comité des chefs d'Etat et de Gouvernement africains sur le changement climatique, tenu en septembre dernier à New York, a abordé le processus de négociations, et a adopté les priorités de l'Afrique vis-à-vis de la Conférence de Paris, formant ainsi une base solide de la position africaine commune de négociation. J’ai affirmé dans mon allocution à la conférence de Paris sur l'importance de ces priorités et la nécessité de répondre aux aspirations de l'Afrique et de traiter avec ses préoccupations dans l'Accord de Paris, ce qui a contribué à transmettre la voix des pays africains qui avaient participé en un bloc unique aux négociations et a aidé à faire parvenir à un accord équilibré tenant compte des priorités des pays africains.

A la lumière de ce qui précède, nous avons réussi à faire que l'Accord de Paris prenne en compte les préoccupations des pays africains et y réponde à plusieurs. La partie concernant la réduction des émissions a reflété la disparité des mesures entre les pays développés et ceux en développement, sans mettre les deux parties sur un pied d'égalité, comme le soutenaient les pays développés. En outre, contrairement aux conférences précédentes, l'Accord de Paris accorde un intérêt évident au sujet de l'adaptation aux impacts du changement climatique. Dans ce cadre, on a pris la proposition du Groupe africain de mettre un objectif mondial mesurable de l’adaptation. Concernant les moyens de mise en œuvre, l'accord a affirmé l'engagement des pays développés à fournir le financement aux pays en développement, et a insisté sur leur engagement à fournir la somme de [100] milliards de dollars à l’avènement de 2020, soit pour le Fonds vert pour le climat ou à travers d'autres cadres bilatéraux, régionaux et multilatéraux, et à œuvrer pour augmenter ce financement à partir de 2025.

Pour la première fois, l'Accord de Paris a stipulé que les pays développés signaleraient, dans leurs rapports, le volume de la subvention apportée de leur part aux pays en développement, et que les pays en développement signaleraient les aides reçues par eux pour mesurer la portée de la convenance de la subvention dirigé aux pays en développement pour faire face aux répercussions du changement climatique, ce qui représente un pas important vers le renforcement de la transparence concernant la fourniture de moyens de mise en œuvre aux pays en développement.

Dès lors, trancher l'efficacité de ce qui est atteint dans l'Accord de Paris pour l'Afrique dépendra de la mise en œuvre du contenu de l’Accord en termes d’obligations et d’engagements et fidèlement, comme l’ensemble des accords et des décisions antérieures dans le cadre du cours des négociations sur le changement climatique qui se heurtait sans cesse à l’obstacle de leur  traduction sur le terrain.

Par conséquent, les recommandations du rapport du Comité des chefs d'Etat et de gouvernement africains sur le climat a inclus la considération des moyens de renforcer la structure africaine de négociation, formée du Comité, de la Conférence des ministres africains de l'Environnement et du groupe de négociateurs africains, allant de pair avec les nouveaux développements et assurant la mise en œuvre de l'accord dans l’utilité de l'Afrique, et de chercher les moyens de maximiser le profit de l'Accord de Paris et de déterminer les besoins africains en ce qui concerne la mise en œuvre des plans de cotisations déterminées à l'échelle nationale.

Mesdames et messieurs

Ce que contient l'Accord de Paris confirme la perspicacité du Comité et la véracité de sa vision sur l'avenir par sa concentration sur la soumission d’initiatives concrètes dans les domaines de l'adaptation et de l'énergie renouvelable et son succès à les formuler et à les développer en un temps record. Le Comité de l'initiative africaine pour l’adaptation et l'initiative africaine pour l'énergie renouvelable, lors de sa réunion le 25 Septembre 2015 à New York, a lancé deux initiatives dans le cadre des activités africaines et internationales, en marge de la conférence de Paris.
Les deux initiatives ont joui d’un grand intérêt de la part des participants et des médias, surtout celle africaine pour l’énergie renouvelable qui a obtenu le soutien du G7 et du G20 et l’engagement d’un nombre de partenaires à allouer [10] milliards de dollars pour soutenir sa mise en œuvre en à l’avènement de 2020. Par conséquent, les recommandations du rapport du Comité ont inclus de passer à l’étape de l’activation des deux initiatives et à les traduire en une réalité tangible, en mettant l’accent sur la mobilisation du financement nécessaire pour soutenir l'initiative africaine pour l’adaptation.

* Leurs Excellences, les Chefs d'Etat et de gouvernement,
* Mesdames et messieurs

En conclusion, je tiens à souligner l'importance d’investir notre action commune pour renforcer nos efforts sur la base d'une position africaine unifiée face aux défis imposés par le changement climatique, et d’agir à maximiser nos capacités à les traiter, à commencer par la réalisation d’un équilibre entre procurer l'eau, l'énergie, et nourriture, réaliser le développement et éradiquer la pauvreté.

Ce que porte le phénomène du changement climatique comme défis, vient en réaction positive sur le plan du renforcement de l'action africaine et la réduction des distances africaines entre nous, car nous relevons des défis communs et nous partageons un continent dont nous nous  soucions de la prospérité et d’émancipation de leurs peuples.

Merci à vous


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