21 juillet 2019 03:21

Participation égyptienne au 28ème sommet africain

Allocution du président Al-Sissi

mercredi، 01 février 2017 04:35

Monsieur le Président  
Frères et Sœurs, les chefs d'État et de gouvernement des pays frères africains
Madame la Présidente de la Commission de l'Union africaine

 Je  suis heureux, tout d'abord, d'exprimer mes sincères remerciements pour  tous les efforts que vous avez déployés au cours du présent Sommet, afin  qu'il aboutisse à des recommandations et décisions efficientes  renforçant notre travail commun et reflétant la vision de notre continent et les aspirations des peuples africains, en rapport avec un  certain nombre de questions prioritaires sur l'arène  africaine et  internationale, entres autres le sujet du changement climatique, devenu  l'un des points les plus importants sur l'ordre du jour international , étant étroitement lié à nos efforts inlassables, en vue de parvenir à un  développement durable, et en raison de ses retombées délétères sur des  secteurs vitaux de nos économies africaines, en particulier ceux de  l'agriculture et de l'énergie . 

Mesdames et messieurs

 

J'ai  eu l'honneur, au cours des deux dernières années, d'assumer la  responsabilité de coordonnateur des travaux du Comité des chefs d'Etat  et de gouvernement africains sur le changement climatique "CAHOSC ",  cette période ayant été témoin de réunions internationales intensifiées  exigeant des préparatifs sur le plan national et une coordination à  l'échelle régionale adéquats, en vue d'assurer la formulation de la  position commune africaine sur les diverses questions liées au  changement climatique. A la tête de ces réunions, vient la COP21 , Conférence des Etats parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur  les Changements climatiques tenue à Paris, ayant parvenu à l'Accord de  Paris, en décembre 2015,  qui jette les fondements de la gestion  collective internationale vis-à-vis du changement climatique dans la  période à venir, dans l'espoir de renforcer les efforts susceptibles de  riposter à ce phénomène,  de contribuer à en minimiser les effets  néfastes et, dans le même temps, assurer l'équilibre avec  le droit  légitime des pays en développement dans la mise en œuvre de leurs plans  de développementaux. Suivit notre réunion à la 22ème  COP sur  le Changement climatique à Marrakech, Maroc, avec pour objectif de  prendre les premières mesures pour la mise en œuvre de l'Accord de  Paris .

Bien  que nous estimions les avantages obtenus  par l'Accord de Paris, dont , en premier lieu, l'engagement de la communauté internationale de  mobiliser les efforts pour maintenir  l’augmentation de la température mondiale  nettement en dessous  de 2°C ,  tout  en fournissant l'appui nécessaire à la mise en œuvre de cet objectif ,  nous sommes toutefois conscients que l'Accord soulève des défis que  nous devons prévoir et qui exigent des préparatifs pour les relever . Entre autres, garantir que notre engagement à l'égard des procédures  nécessaires pour la lutte contre le changement climatique n'entrave pas  nos efforts nationaux pour parvenir au développement économique ni  n'alourdit nos budgets nationaux limités de charges supplémentaires en  raison du manque de financement, de technologie respectueuse de  l'environnement ou de  capacités nationales qualifiées .

Je  voudrais également insister sur la nécessité de travailler pour  que  l'Accord de Paris, ainsi que toutes les résolutions adoptées sur la  lutte contre le changement climatique, ne conduisent pas certains pays  à prendre des mesures, collectives ou unilatérales, telles les taxes  sur le carbone,  l'application des normes de l'empreinte carbone, ou  autres, dont les effets seraient néfastes sur les exportations des pays  en développement, causant de graves dommages à des secteurs vitaux dans  nos pays, en particulier l'agriculture et les transports .

 

Mesdames et messieurs

Comme chacun le sait, notre continent africain est  le continent le moins responsable de l'aggravation du phénomène du changement climatique, toutefois, il en est le plus affecté, payant le prix le plus élevé en raison de sa nécessité de s'adapter à ses effets, ce que nous voyons et vivons à l'heure actuelle, tant en termes  de vagues de sécheresses et de désertification,  le rétrécissement du lac Tchad en est un exemple évident, qu'en termes d'élévation du niveau de la mer que l'on voit dans les deltas de nos fleuves africains, y compris le Nil, ou en termes de secteurs essentiels de l'économie et d'activités centrales de la population  négativement affectés, tel le secteur de l'agriculture en raison des vagues de sécheresse et des inondations, à l'instar de ce qui se produit dans le sud et l'est du continent africain.

D'où  la nécessité que nous avions de joindre nos efforts et coordonner nos  positions, en vue de préserver nos intérêts au cours du processus des  négociations  internationales. En effet, nous avons réussi, au cours des  deux dernières années, à renforcer les liens et la coordination entre  nos mécanismes africains chargés du changement climatique, notamment  entre le groupe des négociateurs africains, présidé par la République  sœur de Mali,  la Conférence des ministres africains de l'environnement "AMCEN" dont l'Egypte assume la présidence, et le Comité des chefs  d'Etat africains "CAHOSC", où la coordination et la consultation  continues entre ces différents cadres ont réussi à rendre le continent  africain l'un des principaux blocs de négociation dans le changement  climatique, sur la base des capacités de ses enfants, tant dans le cadre  du groupe des négociateurs africains, qu'en tant que groupe de  négociateurs des pays les moins développés. Aussi,  je tiens à remercier  tous les négociateurs africains,  tant au sein du groupe africain , qu'au sein du groupe des pays les moins développés, pour leurs efforts  concrets à cet égard .

En  outre, dans un effort pour développer une contribution effective de  l'Afrique à cet effort international, le groupe de négociateurs  africains en collaboration avec la Conférence des ministres africains de  l'environnement, a rédigé deux initiatives: la première relative à la  promotion de la génération de l'énergie renouvelable en Afrique, dans  l'objectif de générer environ 30 GW à partir de sources renouvelables  d'ici 2020, et 300 GW d'ici 2030, et la seconde destinée à soutenir les  besoins de nos pays africains pour l'adaptation aux changements  climatiques, ces deux initiatives dont j'ai eu l'honneur d'annoncer le  lancement en 2015, et dont nous espérons bientôt la mise en œuvre après  la rédaction des documents juridiques nécessaires. Dans ce contexte, je  voudrais saisir cette occasion pour adresser mes remerciements à mon  frère, Son Excellence le Président Alpha Condé, Président de notre sœur  la Guinée pour ses efforts continus  pour activer l'initiative sur  l'énergie renouvelable, ainsi que pour les efforts de la Banque  africaine de développement et la Commission de l'Union africaine pour  leur appui à nos Etats africains dans ce contexte .

Mesdames et messieurs

Le "CAHOSC" représente le cadre de haut niveau pour la promotion et  l'appui de la position africaine sur le changement climatique. J'ai  veillé, au cours des deux années de ma présidence du Comité, à renforcer  les cadres de la coordination aux différents niveaux africains  et à  assurer une large participation aux consultations sur ses questions. Je  profite de cette occasion pour présenter mon rapport sur l'activité du  Comité dans  divers domaines, y compris les négociations sur les  changements climatiques à Paris et à Marrakech,  les efforts de la  Conférence des ministres africains de l'environnement sur le changement  climatique, l'activité du groupe d'experts africains, ainsi que les  progrès réalisés dans le renforcement des activités du Fonds vert pour  le financement du changement climatique et l'évolution des différentes  initiatives africaines .

J'ai , de même, été soucieux de formuler un certain nombre de recommandations , contenues dans le rapport,  liées à des thèmes prioritaires, dont le  rôle de la Conférence des ministres africains de l'environnement, et la  manière de renforcer le rôle du "CAHOSC" à l'avenir pour lui assurer la  continuité du soutien présidentiel et le transfert des expériences entre  nos pays africains, outre le projet de résolution soumis sur le  changement climatique. Je vous invite à adopter la résolution annexée  sur la question du changement climatique, ainsi qu'à adopter mon  rapport qui  vous est soumis, et les recommandations et messages clés  discutés et adoptés lors de la réunion du comité ce matin, qu'il  renferme .

  Mesdames et messieurs

Je  voudrais conclure en félicitant mon frère Son Excellence le Président  Ali Bongo, Président du Gabon,  en tant que nouveau coordonnateur du  Comité, exprimant mes sincères souhaits de succès dans sa mission , affirmant mon plein engagement et celui de  l'Egypte de fournir tout le  soutien possible à son Excellence et à  l'Etat du Gabon frère .

Merci .

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