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L'Egypte et les pays du Bassin du Nil

mercredi، 16 septembre 2009 - 12:00

Les eaux du bassin du Nil sont un puissant levier pour le développement d’une grande partie du continent africain. Cependant, la région est vulnérable à la sécheresse et tourmentée par les conflits armés. La rapide croissance démographique accélérera la demande de produits agricoles et d’énergie hydroélectrique dans cette région déjà vulnérable à la sécheresse. La réalisation du potentiel économique du bassin nécessite un soutien pour surmonter les barrières qui s’opposent à la gestion conjointe des ressources en terres et en eau du bassin. La planification concertée et le partage équitable des avantages découlant des dotations en ressources naturelles du bassin constituent la base de la coopération. 

Le bassin du Nil couvre une superficie d’environ 3,1 millions de km2, soit 10 pour cent du continent africain. Dix pays se partagent ce bassin: le Burundi, la République démocratique du Congo, l’Egypte, l’Erythrée, l’Ethiopie, le Kenya, le Rwanda, le Soudan, l’Ouganda et la République-Unie de Tanzanie. 

Sur les plus de 330 millions de personnes vivant dans les dix Etats riverains, 160 millions demeurent au sein du bassin versant du bassin du Nil. Le secteur économique dominant est l’agriculture. 

L’initiative du Bassin du Nil : La politique extérieure de l’Egypte à cet égard, s’oriente vers : 

• La relance et l’évolution de la coopération entre les Etats du Bassin, surtout à la lumière du succès remarquable réalisé par l’initiative pour unifier les Etats riverains du bassin du Nil, consacrant ainsi le début d’une nouvelle étape de coopération sincère en faveur des Etats du Bassin, et en particulier les Etats du Nil-Est. 

• L’assurance du financement nécessaire à la mise en exécution des projets convenus dans le cadre du NEPAD. 

• Le renforcement de la coopération bilatérale avec les Etats du Bassin dans le domaine des eaux, en leur présentant le soutien technique et l’expérience égyptienne nécessaires, à l’instar des aides techniques accordées à l’Ouganda pour éliminer les herbes et au Kenya pour y creuser des puits d’eau. 

L’Egypte et la Communauté des Etats du Sahel et du Sahara 

La Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD) est une organisation internationale regroupant 21 États africains. Elle a été créée le 4 février 1998 à Tripoli (Libye) à l’issue du sommet réunissant les chefs d’États de la Libye, du Mali

La CEN-SAD a comme objectifs 

l’établissement d’une union économique globale basée sur une stratégie à travers un plan de développement complémentaire avec les plans nationaux de développement des pays concernés, englobant l’investissement dans les domaines agricole, industriel, énergétique, social et culturel ; 
la suppression de toutes les restrictions qui entravent le rassemblement de ces pays par la prise de mesures nécessaires pour assurer : 

la libre circulation des personnes, des capitaux et des intérêts des ressortissants des États membres ; 
la liberté de séjour, de propriété et d’exercice de l’activité économique ; 
la liberté d’échange et de circulation des biens, des produits et services originaires des pays signataires ; 
la promotion du commerce extérieur par une politique d’investissement dans les États membres ; 
l’accroissement entre les États membres des moyens de transport et de communication terrestre, aérien et maritime par l’exécution de projets communs ; 
la reconnaissance aux ressortissants des pays membres des mêmes droits, avantages et devoirs reconnus à leurs propres citoyens conformément aux dispositions de leurs constitutions respectives ; 
l’harmonisation des systèmes éducatifs, pédagogiques, scientifiques et culturels dans les différents cycles de formation.

Principaux organes

Les principaux organes sont 

la Conférence des leaders et chefs d’État qui se réunit une fois par an en présidence rotative et alternativement dans les différentes capitales des États ; 
le Conseil exécutif, chargé de la préparation des programmes et plans complémentaires et de l’exécution des décisions de la Conférence des leaders et chefs d’État ; 
le Secrétariat général chargé de la gestion quotidienne et suivi du fonctionnement des différentes institutions de la Communauté ; 
la Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce (BSIC)), créée en 1999 et chargée notamment du financement de projet de développement économique ; 
le Conseil économique, social et culturel, organe consultatif pour la conception et l’élaboration des politiques, des plans et programmes à caractère économique, social et culturel des pays membres. 
Niger, du Soudan et du Tchad. Le président du Burkina Faso était représenté. 

Le 4 mars à Tunis, l’Egypte a participé aux réunions du groupe du Sahel et du Sahara, pour examiner le renforcement des liens économiques et commerciaux entre les Etats du groupe et libéraliser le commerce interétatique. 

Elle a également participé, le 10 février à Tripoli, à la réunion des directeurs et des responsables de la sécurité publique dans les capitales des Etats membres du groupe.


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