07 février 2023 06:30

La 70e session de l’Assemblée générale des NU

Al Sisi au comité des chefs africains pour le changement climatique

mercredi، 30 septembre 2015 - 12:00

Vos Excellences, les Chefs d'Etat et de gouvernements,

Mesdames et Messieurs,

Nous traversons à présent une étape charnière des négociations sur le changement climatique visant à conclure un nouvel accord vers la fin de cette année à Paris, pour établir des arrangements et de nouveaux engagements concernant les pays africains en développement et ceux moins développés, exigeant des efforts concertés pour forger une attitude africaine unifiée et une vision commune claire pour préserver les intérêts du continent et défendre son droit légitime à la croissance et au développement, surtout ayant contribué le moins aux émissions nocives et étant le plus touché par les répercussions du changement climatique.

En ce sens, il est important que nous œuvrons à ce que le nouvel accord, objet de négociation, reflète, et clairement, la question de disparité des charges entre les pays en développement et ceux développés. Il est également nécessaire que le nouvel accord établisse un équilibre entre ses différents éléments …

L’accent est toujours mis sur la limitation des émissions nocives à l’environnement, sans qu’un intérêt soit accordé en parallèle aux autres éléments de l'accord, notamment le renforcement de la capacité des pays en développement à s'adapter au phénomène du changement climatique.
Nous devons également maintenir la pression pour parvenir à un accord juridiquement contraignant, à condition qu’il comprenne des engagements clairs des pays développés, dont la fourniture de soutien et d’assistance à nos pays africains et ceux en développement pour relever les défis imposés par le changement climatique et pour en réduire les effets négatifs.

Vos Excellences, les Chefs d'Etat et de gouvernements,
Mesdames et Messieurs,

Je voudrais évoquer les efforts et les initiatives en Afrique pour les énergies renouvelables qui gagnent de l’importance jour après jour, vu l'élan international associé aux négociations sur le changement climatique. Nous avons bâti sur l'initiative soumise par un groupe de négociateurs africains sur les énergies renouvelables en Afrique, laquelle jouit du soutien de la Conférence des ministres africains de l'environnement lors de sa quinzième session, en mars dernier au Caire, et à la lumière de la décision du dernier Sommet africain à Johannesburg en juin dernier, de former un groupe technique de travail, dirigé par l'Egypte, pour poursuivre le développement et la cristallisation de cette initiative.

L'Egypte a organisé un nombre d'événements importants avec la Banque mondiale et les partenaires internationaux qui avaient exprimé leur soutien à l'initiative et dans un cadre d'action collective ayant inclus le groupe de négociateurs africains, la Commission de l'Union africaine, le NEPAD, la Banque africaine de développement, le Programme de l’ONU pour l'environnement et l’Agence internationale de l'énergie renouvelable. L’Egypte a affirmé, lors de ces événements, la nécessité de mettre un nombre de déterminants dans le cadre de notre action collective pour pousser l’initiative, déjà présentée lors de la dernière réunion de notre comité estimé, et ce comme suit:

Premièrement : affirmer la propriété et le leadership de l’Afrique pour cette initiative, reflétant ainsi les intérêts du continent et rendant le bénéfice à tous nos pays, sans exception.
Deuxièmement: assurer le succès et la continuité de l'initiative, pour ne pas limiter son abord à une simple déclaration politique, et pour qu’elle mène au développement effectif des capacités de fabrication et technologiques dans le domaine de l’énergie renouvelable en Afrique.
Troisièmement : assurer la coordination avec les autres initiatives existantes dans ce domaine pour éviter un double emploi et un conflit.
Quatrièmement: agir sur ce qui unifie les pays du continent, éviter ce qui les divise et renforcer la coopération régionale et transfrontalière.

Sachant qu'elle est l’initiative africaine unique, liant clairement, d’une part, entre la hausse des taux de développement dans le continent, et la contribution aux efforts internationaux face au changement climatique de l'autre. De même, elle accorde une importance particulière à l’accès des marginalisés et des plus démunis à l’énergie et donne une option attrayante au secteur privé pour investir dans l’amélioration et le développement des énergies renouvelables dans les pays du continent.

Par ailleurs, et en coordination avec nos intérêts africains face aux défis du changement climatique, nous avons lancé une autre initiative pour mobiliser le soutien international pour les activités d'adaptation au phénomène du changement climatique en Afrique. Une décision fut rendue par le récent Sommet africain à Johannesburg que la Conférence des ministres africains de l'environnement, dirigée par l'Egypte, assume la responsabilité de développer cette initiative avec le groupe de négociateurs africains.

L'Egypte a effectivement organisé un nombre de réunions à cet effet au cours des derniers mois. Elle poursuivra les efforts pour pousser l'initiative afin d’assurer le bénéfice de l'élan politique internationale fourni par la prochaine conférence sur le changement climatique à Paris et de l’intérêt manifesté par les pays développés et leur disposition à soutenir les énergies renouvelables en Afrique.

Excellences les Chefs d'Etat et de gouvernements,
Mesdames et Messieurs,

Ce sont là les questions que j’ai estimées importantes à souligner, qui sont inclues dans le rapport soumis à votre comité estimé et que je vous invite à adopter, y compris les annexes contenant des documents liés à l'initiative de l'énergie renouvelable en Afrique et celle de mobiliser le soutien international pour les activités d'adaptation en Afrique.
Pour conclure, je tiens à souligner l'importance d'investir notre action  commune pour renforcer nos efforts afin de parvenir à une attitude africaine commune face aux défis imposés par le changement climatique  dont les répercussions négatives pourraient entraver la réalisation de la prospérité et le bien-être escompté de nos peuples.

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