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Tewfiq Al-Hakim

mercredi، 16 septembre 2009 - 12:00

Penseur et écrivain, il est également le père du théâtre en Egypte et dans le monde arabe, comme il est l’un des fondateurs de l’art du théâtre, du roman et du récit dans la littérature arabe moderne.

Né au gouvernorat d’Alexandrie en 1878 d’un père égyptien qui travaillait dans le corps de la magistrature, et d’une mère turque, il est entré, à l’âge de 7 ans dans une école gouvernementale, et quand il termina ses études primaires, il partit au Caire pour y poursuivre ses études secondaires.

L’éloignement de sa famille lui a donné plus de liberté et lui a permis de s’occuper de l’art de la musique et du théâtre. Sa fréquentation de la troupe de “George Abiad” satisfaisait son sens artistique et surtout théâtral.

Ayant obtenu son baccalauréat, il entra à la faculté de droit, conformément au désir de son père qui souhaitait le voir un grand magistrat ou un avocat célèbre.

A cette époque, il s’intéressait à la composition théâtrale, et il écrivit ses premières essais dans ce domaine, à l’exemple de:”L’Invité ennuyant”, et “la Nouvelle femme”, et autres mais ses parents qui guettaient ses activités, en le voyant fréquenter la classe artistique l’envoyèrent à Paris pour obtenir son doctorat.

En 1928, Tewfik El Hakim revint en Egypte et adhéra au corps judiciaire en tant que substitut du Parquet dans les tribunaux mixtes d’Alexandrie, puis dans les tribunaux non gouvernementaux.

En 1934, il a quitté le corps judiciaire et travailla comme directeur des enquêtes au ministère des connaissances [ El Maaref] puis directeur de l’administration de l’orientation sociale au ministère des affaires sociales puis il démissionna en 1934 et travailla dans le journal d”Akhbar El Youm”, qui a publié un feuilleton de ses pièces de théâtre.

 Il resta dans ce journal jusqu’à sa nomination en 1951 directeur de la maison nationale des livres [ Dar El Kotob]. 
Puis, quand le conseil suprême de la protection des arts et des lettres fut créé, il y fut nommé membre. En 1959, il partit à Paris pour représenter son pays à l’UNESCO, mais il n’y resta pas longtemps et préféra rentrer au Caire au début de l’année 1960 pour reprendre sa fonction précédente au Conseil suprême des arts et de la littérature.

Le gouvernement égyptien lui décerna “l’Ordre de la République” en estime aux efforts  qu’il a déployés pour rehausser l’art et la littérature et pour l’abondance de sa production.. Il a également obtenu le prix d’estime de l’Etat pour les lettres en 1961.

Parmi ses principales œuvre figurent “les gens de la caverne” (Ahl El Kahf), “Schéhérazade”, “la prière des Anges”, “Pygmalion”, “le voleur”, “la transaction”, “Le Sultan hésitant”, “la nourriture à chaque bouche”, la banque de l’inquiétude”, et “un moine au milieu des femmes”. 


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