08 mars 2021 02:19

Dr. Nabil El Arabi

mercredi، 16 septembre 2009 - 12:00

Troisième Magistrat égyptien dans la Cour de Justice Internationale:

"Le Maître des positions sérieuses et sagaces. Il ne craint pas l’attaque de quique sort" .. 

Il a présidé la délégation égyptienne dans les négociations de Taba avec Israël qui sont duré 16 ans. "Personne ne peut porter atteinte à celui qu’ il admirait Jawahral Nehru qui admirait ...sans l’avoir rencontré  a pris des positions sérieuses et raisonnables même si elles étaient aigues et houleuses." 

Cette phrase est l’un des propos célèbres du Dr. Nabil El Arabi, un des quinze juges de la Cour Internationale de Justice et l’ex -délégué permanent de l’Egypte aux Nations Unies. 

C’est une phrase qui prouve, non seulement son idéologie mais reflète également ses positions pratiques qui témoignent de sa ténacité, de sa sagesse, de sa diplomatie, de sa capacité de négociation, de sa sagesse et de la justesse de sa pensée. 

C’est à sa vie familiale que revient sa personnalité ferme mais sans rigidité, modérée mais sans insouciance.. Né en 1935, son père défunt était le Dr. Mohamed Abdallah El Arabi professeur de Droit internationalel public et doyen de la faculté de Droit de l’Université du Caire, puis doyen de la faculté de Droit de l’Université de Bagdad et premier recteur de l’Université du Caire au Khartoum.

El Arabi jouit d’une personnalité mondiale convie  il est un juge probe qui écoute attentivement, qui sait garder son calme, s’écarter des lumières de la presse et des médias, et œuvrer en vue de déceler la vérité avec spontanéité . Il a préféré poursuivre ses études dans le domaine juridique.

Dr. Nabil El Arabi a fait ses études à la faculté de Droit de l’Université du Caire, et il a été le disciple de son père et des ténors de droit en Egypte jusqu’à sa promotion en 1955; l’année suivante il adhéra directement au corps diplomatique auquel il avait été préparé par ses lectures dans de multiples domaines, ainsi que par ses intérêts politiques et sa mentalité pondérée. Cette période fourmillait d’évolutions politiques, économiques et sociales au niveau de l’Egypte, du monde arabe et du monde entier. La révolution du 23 juillet 1952 avait éclaté puis les événements se sont succédés et la pensée nationale se développa. 

Dr. Nabil El Arabi avait adoptèdes positions célèbres et avait choisi le domaine du Droit international pour sa thèse de magistère et commença dès lors sa relation avec cette science et avec ses applications. Il a obtenu le doctorat en Droit international de l’Université de New York en 1969, puis le doctorat dans les sciences juridiques de la même Université en 1971 et durant son travail à l’ambassade d’Egypte à Rome, il a obtenu un diplôme en droit et en politique internationaux, de l’Université de Rome.

Dr. Nabil El Arabi a déjà travaillé dans les ambassades d’Egypte en Italie, en France, en Espagne et en tant qu’Ambassadeur d’Egypte en Inde en 1981 d’où son expérience diplomatique profonde . Bien qu’il n’ait jamais rencontré Jawaharlal Nehru, il en a toutefois été très influencé. 

Pendant 16 ans consécutifs, El Arabi a participé aux négociations de paix égypto- israéliennes. Quand les négociations ont commencé, il n’était que le conseiller juridique de la délégation égyptienne dans les négociations de la première conférence de paix et du premier et du deuxième règlement des accrochages.

En 1985 et jusqu’en 1989, il était le président de la délégation d’Egypte aux négociations de Taba, et était réputé pour sa tenacité et sa fermeté dans la revendication des droits de l’Egypte sur ses territoires, il était fortement convaincu qu’Israël cherchait à gagner du temps au point d’êtreprolonger les negociation pendant 100 ans..

. C’est pourquoi, Dr. Nabil El- Arabi a conseillé au négociateur palestinien de chercher tout d’abord à mettre un terme à l’occupation, pour commencer ensuite les négociations sur les questions techniques. Dr. Nabil El-Arabi a travaillé comme conseiller juridique au département des Affaires et des traités juridiques du ministère des Affaires étrangères entre 1976 et 1978.

De 1983 à 1987, il était nommé président de la délégation auprès du siège européen des Nations Unies à Genève, puis délégué de l’Egypte auprès des Nations Unies à New York du 28 mai 1991 jusqu’en 1999, membre de la "commission des Nations Unies du Droit international à Genève, juge à la Cour Juridique de[L’OPEP], commissaire à la commission des Nations-Unies des indemnités, sous président de l’association générale des Nations-Unies au cours des sessions de 1993, 1994 et 1997, et président de la commission de réexamen de la Charte des Nations-Unies, et de la commission de prohibition du recours à la force dans les relations internationales et la commission de l’examen du plan du Dr. Boutros Ghali pour l’instauration de la paix internationale (Agenda de la paix). El-Arabi a également été membre à la commission d’administration de l’Institut de Stockhobn pour les recherches de la paix et président de la première commission de désarmement et représentant du groupe arabe au Conseil de Sécurité. 




Le 21 octobre 2001, il a été élu juge à la Cour internationale de justice à La Haye au siège vacant du Nord de l’Afrique, par la démission du juge algérien Mohamed Bigady. 

Dr. Nabil El-Arabi est le troisième juge égyptien à la Cour internationale de justice après Dr. Abdel Harnid Badawi juge en 1946, puis vice président en 1955, et dont l’élection a été renouvelée jusqu’à sa mort en 1965 et Dr. Abdallah El Erian juge à la Cour en 1979 et jusqu’à sa mort en 1981. Il est à signaler que Dr. El-Arabi et Dr. El- Erian ont tous les deux participé aux pourparlers de la conférence de paix Genève en 1973. 


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