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La participation égyptienne au Sommet

jeudi، 22 juin 2017 - 01:44

L’Égypte doit présenter une proposition pour régler la polémique issue de l’accord d’Antibes. Cette proposition correspond à une kyrielle de principes régissant la gestion des eaux du Nil et la coopération commune, ainsi que les grandes lignes des règlements susceptibles de garantir la sécurité hydrique de tous et d’ancrer le principe de non-nuisance.

La proposition égyptienne constitue un cadre juridique assorti aux lois et accords internationaux qui organisent les relations entre les États du bassin hydrographiques transfrontières. Ces lois et accords affirment que les eaux d’une rivière transfrontière appartiennent à tous les États de son bassin qui ont chacun le droit de profiter de ses potentialités dans un cadre juste et équitable, sans porter préjudice aux droits historiques des autres. Ils stipulent l’amplification des bénéfices communs, et le partage équitable entre les États qui possèdent d’autres ressources hydriques et ceux qui comptent entièrement sur les eaux de la rivière en question. Ils prescrivent l’indispensabilité d’aviser les autres États au cas de l’établissement d’un projet qui aura une influence sur leurs intérêts, comme ils exigent l’échange des informations relatives à la rivière et à ses projets avec une transparence totale.

Les propositions égyptiennes, qui cherchent une entente juridique et institutionnelle sur les points litigieux, donnent une description plus précise et plus flexible de la notion de la sécurité hydrique, de sorte à préserver le droit historique de l’Égypte dans les eaux du Nil. Elles réclament la production de nul changement sur l’usage actuel des eaux, sans pour autant préjudicier aux projets de développement qui comptent sur les eaux du Nil. Elles affirment en même temps qu’au cas de l’approbation des articles relatifs à la sécurité hydrique et au préavis, l’Égypte ne refusera ni l’établissement, par les pays d’amont, de projets de développement sur les branches du Nil, ni l’investissement des eaux perdues, dont les étangs et les eaux de la pluie, mais non pas les eaux des étendues d’eau.

Les propositions égyptiennes contiennent une étude technique sur les projets qui permettent l’exploitation des eaux perdues dans les forêts, en plus du parachèvement des projets de coopération conjointe, entérinés par l’initiative du Bassin du Nil, mais en arrêt depuis la signature par certains États de l’accord d’Antibes en mai 2010.

Elles contiennent aussi une nouvelle vision de l’action commune, pour donner essor à une nouvelle phase d’entente et de coopération. Elles présentent des idées pour traiter avec l’impact négatif des changements climatiques sur les pays d’amont.

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